Hérod., VII
CALYMNA
et placée dans une dépression creuse dont les contours épousent ceux de l'instrument.
JR. 25 ; statère persique (?) 10 gr. 10, percée (Londres) Pl. XVIII, fig. 22 1 ; — autre, 8 gr. 50 (Greenweli) 2.
716. — Tète casquée de guerrier à gauche. — 1^. Carré creux. M. 9; diobole milésiaque, 1 gr. 20 (Paris) Pl. XVIII, fig. 21.
717. — Tête casquée de guerrier à droite. — 1^. Carré creux. JR. 9 ; diobole milésiaque, 1 gr. 16 (Paris) Pl. XVIII, fig. 23.
La différence de fabrique que Ton constate entre le magnifique statère archaïque de Calymna (n° 715) et les plus anciennes monnaies des autres ateliers de la région est caractéristique. Le flan plat, le large module des pièces de Calymna rappelle plutôt les monnaies d'Erétrie en Eubée, sans pourtant qu'on puisse signaler des rapports particuliers entre les deux îles. L'adaptation des contours de la lyre à la dépression qui remplace le carré creux ordinaire est aussi une singularité qu'on ne signale guère ailleurs que sur quelques monnaies d'Érétrie 3, sur des pièces au type de l'ancre d'Apollonie de Thrace 1 et sur quelques pièces primitives en électrum '.
La tête du guerrier dont le profil se silhouette sous le casque, a un œil bouleté, un nez terminé par un globule, des lèvres épaisses, une barbe dure, du style archaïque le plus remarquable. Le cimier du casque est muni d'une abondante crinière, mais peu élevé. C'est le casque que portaient, au vie siècle, les fameux hoplites cariens dont nous parlent les historiens 6. Hérodote dit