‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 35 sur 1006 · G. Radet, op. cit., p. 134 et · texte numérisé non relu

G. Radet, op. cit., p. 134 et

2. Nicolas de Damas, dans les Fragm. hist. graec, t. III, p. 397; Aelian., Var. hist., IV, 27.

suivit et Crésus vint mettre le siège devant la ville; bientôt, soi-disant pour ne pas s'exposer à détruire de nouveau le temple de la déesse asiatique, le roi de Lydie préféra entrer en négociations avec les assiégés. Pindaros fut exilé et Crésus se contenta d'une suzeraineté nominale sur Ëphèse. Hérodote nous informe que l'opulent roi de Lydie dédia dans le temple d'Artémis, des taureaux et des colonnes d'or 1 .

Lors de la conquête perse de Cyrus, en 546, le caractère asiatique du culte de la déesse éphésienne protégea encore la ville qui fut traitée avec mansuétude et son temple respecté. Plus tard, enfin, en 498, quand les villes grecques se révoltèrent contre Darius et essayèrent de secouer le joug perse, Ëphèse garda une prudente neutralité. Cette attitude inspirée, sans aucun doute, par l'élément asiatique et religieux de la population, favorisa le plan de campagne des Perses ; en même temps, il épargna à Ëphèse le sort de Milet, de Chios, de Lesbos et des autres villes qui avaient si imprudemment pris part à l'insurrection (ci-dessus, p. 15).

Aussi, les monnaies d'Ëphèse en argent forment-elles, comme nous le verrons plus loin, après la cessation du monnayage de \ électrum dans cette ville, une suite continue et sans lacune à partir du commencement du ve siècle.

1. Pour tous ces détails historiques, voyez : G. Radet, La Lydie au temps des Mermnades, p. 197 et s. ; 207 et s.

ÉPHÈSE

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