‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 359 sur 1006 · Gazette des Beaux- Arts, octobre 1892, p · texte numérisé non relu

Gazette des Beaux- Arts, octobre 1892, p

2. On a eu tort de vouloir y reconnaître un chien; c'est bien un sanglier. 0. Rayet, Monuments de Vart antique, 1, pl. XVI; M. Collignon, Hist. de la sculpl. grecq., t. 1, p. 264.

3. Il est préférable d'employer le mot triskèle ; voyez à ce sujet, Hill, Num. Chron., 1895, p. Il' note.

demeure dans la numismatique lycienne jusqu'à l'arrivée d'Alexandre le Grand. Tantôt elle tourne de gauche à droite, tantôt de droite à gauche. La persistance prolongée de cet emblème en fait, à côté du sanglier, un symbole national. Elle revêt différentes formes : au droit du n° 12 de la pl. XXII, elle se trouve plaquée au point de jonction des deux protomés de sangliers.

Sur le n° 7 de la pl. XXII, des globules séparent ses branches ; sur les n08 8 et 10, ces branches sont terminées en têtes de coqs. Sur le nn 17, il semble qu'on ait deux diskrles se croisant derrière un bouclier. Il y a encore un certain nombre de variétés qui ne rentrent pas dans la période chronologique dont nous avons à nous occuper.

Parfois ce symbole a quatre branches et devient une tétraskèle; une fois, l'annelet central s'élargit et, au centre, prend place la chouette athénienne, allusion sans doute à une alliance des Lyciens avec Athènes l. Parfois, c'est simplement la diskôle 2; parfois enfin, les branches de la triskèle se terminent en lêtes de cygnes ou de canards 3. Mais jamais, sur les monnaies lyciennes, on ne rencontre la triskèle à jambes humaines, comme on la trouve dans d'autres contrées, même dans des villes voisines de la Lycie, telles qu'Aspendos.

La triskèle, a pensé M. Ernest Curtius, vient peut-être des Troyens qui l'auraient transmise aux Lyciens comme emblème de Zeus Triopien. Divers J savants, comme Deimling 4 etSchônborn \oni fait ressortir

LE. Babelon, Les Perses Achéménides , pl. XUI, fig. 22.

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