‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 361 sur 1006 · Anthol. Palat., Vf · texte numérisé non relu

Anthol. Palat., Vf

2. Duc de Luynes, Essai sur le culte d'Hécate, p. 83 ; Numismatic Chronicle, 1888, p. 97 et suiv.

3. Numism. Chronicle, 1880, loc. cit.,: voir aussi Mùnch, Der phœnik. Handel in dengriech. Gewàssern, t. Iï, p. 9.

PHASÉLIS

cytos, l'emblème de la ligue n'avait que deux branches; quand il y avait quatre peuples enfin, l'emblème devenait la tétraskèle Quoi que l'on pense de cette hypothèse, l'idée d'une association des populations de la Lycie paraît encore confirmée par l'expression Auxoe jcocî ffuvreXeïç, employée dans une inscription d'Aihènes, Tan 446 avant J.-C, pour désigner en bloc les Lyciens et leurs clients 2, alors que chacune des villes de la Carie et des autres provinces englobées dans la symmachie athénienne est nominativement spécifiée.

Tous ces indices monétaires et historiques nous portent donc à conclure que la plupart des villes importantes de la Lycie, — Telmessos, Pinara, Tlos, Patara, dans le district du Cragos ; Limyra, Phellos, Antiphellos, Trebenna, Arycanda, dans le district du Masicytos, — avaient des dynastes

locaux qui frappaient monnaie tout en reconnaissant la suzeraineté du dynaste de Xanthos.

Le classement chronologique des monnaies si abondantes des dynastes lyciens manque de base historique, au moins pour la première période. C'est donc à peu près exclusivement d'après le style dos pièces que nous pouvons conjecturer que toutes celles que nous avons décrites plus haut représentent le monnayage lycien depuis les origines jusque vers Fan 4G8, époque où les Lyciens entrèrent dans la ligue alticodélienne. On sait en effet que ce fut avant la bataille de l'Eurymédon , gagnée par Cimon, en 165, que les Lyciens se détachèrent des Perses pour s'allier aux Athéniens auxquels ils continuaient à payer un tribut annuel encore en 446 3.

§ II. — Phasélis.

La ville de *aar(X(<; était un port important situé en Lycie, mais tout voisin de la frontière pamphylienne et baigné par le golfe de Pamphylie. Un cirque de montagnes qui la séparait des villes lyciennes d'Olympos et de Rhodiapolis, l'aida à sauvegarder son indépendance. Ses habitants autochtones étaient des Solymes; d'après Hérodote, elle reçut une colonie de Doriens, détail qui a, comme nous le consisterons, son importance numismatique.

De bonne heure riche et prospère, Pha-

1. Des monnaies lyciennes émises après Tan 168, jusqu'au règne de Claude, portent les unes le nom du district du Cragos, les autres le nom du district du Masicytos. Une division semblable a pu exister dès le temps de la domination perse.

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