‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 367 sur 1006 · Hill, Lycia, p. 79, n° 4 et pl. XVI · texte numérisé non relu

Hill, Lycia, p. 79, n° 4 et pl. XVI

PHASÉLIS

plaires bien conservés, on distingue les boucliers ronds des hoplites (voyez pl. XXIII, fig. 3 et 4). On sait que souvent les navires antiques avaient leur éperon semblable à une tête d'animal. Pollux 1 parlant des galères lyciennes, s'exprime comme il suit : « Il y a des navires lyciens qu'on appelle des béliers et des boucs; on peut conjecturer que le taureau qui enleva Europe était un bâtiment de cette espèce. » Il est assez singulier que Pollux ne parle pas de la tête de sanglier, la seule que montrent les monnaies lyciennes 2.

Mais nous savions déjà par Hérodote 3, que la galère samienne avait aussi son éperon en forme de hure de sanglier 4.

Sur les nos 7, 8, 9 et 10 (pl. XXIIIj, tandis que le type du droit est la proue, c'està-dire l'avant du navire, on a, au revers, la poupe, c'est-à-dire l'arrière de la phasélis, partie qui, dans Homère, est appelée 7rpu(xv7i vauç, « ce qui est à l'arrière du navire ». Sur la poupe on distingue, semble-t-il, une galerie (voyez nos 7 et 8) protégée par une balustrade, puis, tout à fait à l'extrémité du bastingage, un ensemble de pièces légères de charpente qui se relèvent en éventail dessinant une courbe élégante. C'étaient les aphlastes, àcpXaaxa, l'aplustre ; on y suspendait une oriflamme (tœnia), le pavillon du navire.

Sur le slatère n° 849 (Pl. XXIII, fig. 6) on voit, au droit, la lettre O que nous

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