Voyez ci-dessus, p
avons expliquée en traitant des monnaies primitives de Phocée qui ont dans le champ la même lettre l. Il a été exposé que cette lettre n'est pas une forme particulière de (f), mais un thêta avec point central et qu'elle est, néanmoins, l'initiale des noms de Phocée et de Phasélis. Le phi dérivant du thêta, les noms de Phocée, 4>u>xaia, et de Phasélis, *à<n)Xi<;, devaient se prononcer par une articulation voisine de Çôkaia et Çasêlis. Rappelons encore que cette assimilation originaire du thêta et du phi est signalée surtout en dialecte dorien. Or, Phasélis se trouvait située en plein paj s colonisé par les Doriens; elle est même formellement désignée par Hérodote (II, 178) comme étant une ville dorienne.
Plus tard, la légende monétaire devient <J>AZ (*aonf)XtT5>v), le phi ayant dès lors dégagé sa forme propre de celle du thêta.
A l'époque de la bataille de l'Eurymédon gagnée par Cimon en 465, Phasélis, sollicitée par Chios, entra sous l'hégémonie athénienne; on l'y trouve encore en 446 : c'était la plus lointaine associée d'Athènes du coté de l'Orient -.
Comme plusieurs autres villes, Phasélis perdit ses droits monétaires en entrant dans l'alliance athénienne, en 465. Elle n'a plus de monnaies depuis cette date, jusque vers l'an 400, époque où elle rouvre son atelier pour frapper les pièces à la légende OA2H et au tvpe de la proue de galère.