B. Head, Lycaonia., etc. p. 97, n° 9 et pl. XVI, fig
MALLOS
Sur des variétés, de style moins ancien, on voit parfois, au revers, sous le V un |, et, d'autres fois, sous le r un globule l.
La déesse ailée qui paraît sur les monnaies précédentes (nos 905 à 912) a été appelée tour à tour Gorgone, Iris, Eirêné ou même simplement Niké 2. Son véritable nom n'a pas encore été déterminé, non plus que le nom des autres personnages munis de deux, quatre ou six ailes, et parfois de deux visages, qu'on voit sur les monnaies de Mallos et dont l'origine est certainement asiatique 3.
Quel est le sens de ce bétyle conique ou pyramidal, type du revers de toutes les pièces ci-dessus décrites? Les bétyles, dans les traditions religieuses de l'Orient, étaient des pierres tombées du ciel, des aérolithes, qu'on a, en raison de leur origine, considérées comme la personnification de diverses divinités. Ils affectaient différentes formes que nous montrent parfois les monnaies, telles que celles de Paphos, d'Emèse et d'Edessc. Le bétyle de Mallos était pyramidal.
Il se présente accompagné de deux symboles qui affectent la forme de colombes ou de grappes de raisin. Or, les anciens connaissaient la constellation des Pléiades, qu'ils appelaient, tantôt la constellation des Colombes (TrsXeiaosç), assimilant les étoiles qui la composent à un groupe de colombes
1. Imhoof-Blumer, Annuaire cité, pl. V, fig. il; B. Ilead, Lycaonia, etc. pl. XVI, 6.
2. Petersen, Athenische Mittheil. de l'Institut archéol., t. XI, 1886, p. 392; Max. Mayer, art. Iris, dans le Lexicon der Mythologie de Roscher ; L. Milani, RÔmische Mittheil, v'(1890), p. 99.
3. Sur ces figures ailées dans l'attitude de la course, voyez Raoul Rochette, Mémoires d'archéologie comparée, 1846, p. 67; E. Curtius, Die Knieenden Figuren der altgriechischen Kunst, 1869, in-4°.