‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 407 sur 1006 · G. Perrot et Chipiez, op. cit., t. III, p · texte numérisé non relu

G. Perrot et Chipiez, op. cit., t. III, p

L'iLE DE CHYPRE

cher de l'armée grecque sous les murs de Troie, serait venu, après la prise de la ville, fonder Salamine de Chypre, en souvenir de la petite île de Salamine dont il était originaire; Agapénor, le chef des Arcadiens au siège de Troie, vint aussi vers le même temps, y fonder Paphos

Au ixe siècle avant notre ère, les navires grecs et phéniciens de Chypre dominaient dans tout le bassin oriental de la Méditerranée : c'est ce que les historiens appellent la période de la thalassocratie chypriote 2. Cette prospérité fut arrêtée soudain par les conquêtes des monarques de Ninive qui, à partir de Sargon, vers 710, dominèrent à Chypre. Après la chute de l'empire assyrien, vers 608, les Égyptiens s'installèrent en maîtres dans File convoitée par tous. Le roi Amasis s'en empara vers 560 : c'est de son temps que datent les premières monnaies chypriotes.

Chacune des grandes villes de l'île était la capitale d'un petit État où régnait un dynaste qui, suivant les circonstances politiques, reconnaissait la suzeraineté du roi de Perse ou du roi d'Égypte ou jouissait de la plénitude de l'indépendance. On compte ainsi dix ou onze petits royaumes à Chypre, à l'époque où l'usage de la monnaie était répandu dans l'île :

1. Salamine, le plus puissant de tous, qui était d'origine purement grecque et a des monnaies grecques.

2. Cition, le plus ancien et le plus important des établissements phéniciens; les monnaies des rois de Cition ont des légendes phéniciennes.

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