‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 474 sur 1006 · B. Head, p. 136, n°* 132 à 142 et pl. XXIV · texte numérisé non relu

B. Head, p. 136, n°* 132 à 142 et pl. XXIV

7. B. Head, Catal. Attica, p. 136, n° 143 et pl. XXIV, 8; J.-P. Six, Num. Chron., 1888, p. 98, n° 5 et pl. V, 4.

ÉGINE

Ce statère paraît être une monnaie d'al- lerons de nouveau en traitant des monliance entre Ëgine etPhlionte ; nous en par- naies primitives de cette dernière ville.

1046. — Tortue à carapace lisse. Grènetis au pourtour. Rt. Dauphin dans un carré creux dont deux angles sont ornés d'un fleuron. M 10; obole égin., 1 gr. 13 (Paris) Pl. XXX, fig. 19; — autres ex., 1 gr. 08 et 1 gr. 03 (Londres) l.

Quand on examine, au point de vue de l'histoire de l'art, les séries monétaires que nous venons de décrire, on s'étonne qu'Égine, à la tête d'un commerce des plus florissants, possédant une école de sculpture si féconde et si originale, ait produit pendant deux siècles des monnaies d'un art aussi rudimentaire. La monnaie d'Égine est restée un instrument commercial, un produit de l'industrie vulgaire, comme les plombs de douane, à l'usage des marchands; elle n'a pas pris contact avec le mouvement artistique.

D'où vient ce type de la tortue de mer sur les monnaies d'Égine? Nous avons pensé que la fréquence de cet animal sur les côtes de l'île avait, probablement, fait choisir cet emblème héraldique par les Ëginètes. Mais les mythographes ne se contentent pas d'une explication aussi simple. Ils disent que la tortue, x£^vyî> représentait la voûte céleste et était le symbole d'Aphrodite Ourania 2. Pausanias raconte qu'on voyait à Olympie une statue chryséléphantine d'Aphrodite Ourania, œuvre de Phidias, qui représentait la déesse posant le pied sur une tortue 3. La tortue était

1. B. Head, Catal. Attica,^. 137, n°s 144 et 145 et pl. XXIV, 9. Après l'an 404, le dauphin paraît fréquemment sur les monnaies d'Égine.

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