LES MONNAIES PRÉ-SOLONIENNES ET SOLON1ENNES
1099. — Amphore. Cercle au pourtour.
fy. Carré creux rude partagé en quatre triangles par des diagonales. ^19; didr. eub., 8 gr. 32; 8 gr. 22 [Londres) Pl. XXXIII, fig. 9; —
8 gr. 40 [Berlin) \
1100. — Même description (sans le cercle autour de l'amphore).
M. 9; obole eub., 0 gr. 68 [Margaritis) Pl. XXXIII, fig. 8; — autres ex., Ogr. 55 2 ; 0 gr. 70; 0 gr. 60.
Ce type de l'amphore à huile convient d'autant mieux à Athènes qu'il forme l'emblème de nombreux monuments pondéraux athéniens de l'époque archaïque 3. Il est le symbole de la fertilité et de l'abondance de l'Attique en oliviers ; il se rapporte au culte d'Athéna puisque c'est cette déesse qui créa et fit pousser le premier olivier ; il est aussi l'image de l'amphore pleine d'huile qu'on donnait en prix aux jeux des Panathénées. Nous ne saurions discuter le classement de ce groupe à la ville d'Histiée en Eubée, parce que cette attribution n'a jamais été
étayée d'aucun argument et qu'elle repose seulement sur le préjugé que ces pièces étant de poids euboïque devaient être eubéennes et ne pouvaient pas être altiques 4. L'île d'Andros a aussi frappé des pièces au type de l'amphore à huile 1 ; mais les monnaies d'Andros suivent l'étalon éginétique et ne sauraient être confondues avec celles d'Athènes; le carré creux du revers est différent, et le type de l'amphore, à Andros, est dépourvu du cercle qui l'entoure sur les pièces athéniennes.
1101. — Osselet. Cercle au pourtour.
1^. Carré creux rude, partagé en quatre triangles pa JR. 19; didr. eub., 8 gr. 45 {Paris) Pl. XXXIII, fig. 13
8 gr. 42 [Londres)', — ex. fourré, 6 gr. 58 [Berlin).
des diagonales.
autre,
manifestement trop loin lorsqu'il cherche à préciser les circonstances dans lesquelles ces pièces ont dû être frappées : le cheval, dit-il, convient particulièrement à Pisistrate; c'était presque un type parlant pour lui, fils d'Hippocratès, et qui donna à ses fils les noms d'Ilippias et dllipparque. « Il aura, ajoute ce savant, émis les pièces à ce type pendant sa première tyrannie, en 560-555, date probable de la naissance de ses fils. » (Six, Num. Chron., 1895, p. 181-182). Je ne crois pas que l'attribution à Pisistrate puisse se justifier; nous verrons plus loin pour quels motifs. Néanmoins, ce qu'il faut retenir de cette théorie, c'est l'attribution géographique à Athènes.
1. Beulé, Monn. d'Athènes, p. 27; B. Head, Catal. Central Greece, p. 137 et pl. XXIV, 21 ; llist. numor., p. 309 ; Six, Num. Chron., 1895, p. 184 ; Iinhoof- Blumer, Annuaire cité, de 1882, p. 104.
2. Catal. de la coll. Margaritis, pl. I, 54; Six, Num Chron., 1895, p. 184 (ce savant attribue conjectura lement les monnaies au lype de l'amphore à la deuxième tyrannie de Pisistrate, de 550 à 544). Ces pièces sont communes à Athènes.