‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 511 sur 1006 · Six, Num. Chron., 1895, p · texte numérisé non relu

Six, Num. Chron., 1895, p

3. H. von Fritze, dans la Zeit. fur Numism., t. XX, p. 142 ; W. Lermann, Athenatypen auf r/riechischen Milnzen, p. 3 et suiv. C'est aussi l'opinion adoptée par M. G. Perrot, Hist. de l'art dans l'Antiquité, t. VIII. p. 548.

PISISTRATE

sur les monnaies l. A Salamine de Chypre, sous Evelthon ; à Samos, sous Polycrate ; à Sidé, à Ialysos, à Cnide, à Lampsaque, à Méthymne, à Ténédos, les effigies divines ne débutent que plus ou moins longtemps après 550. Il en est de même à Siphnos, à Corinthe, à Heraea, et partout où paraît une tête de divinité comme type monétaire : de tous ces exemples, il résulte qu'à Athènes, l'apparition du double type, — tête d'Athéna et chouette, — serait un véritable anachronisme avant le milieu du vie siècle.

Cette conclusion se trouve confirmée par tout ce que nous savons du degré d'avancement de l'état social, du commerce et de l'art à Athènes à cette époque : « Athènes jusqu'au milieu du vie siècle, remarque justement M. Perrot, n'a eu ni commerce, ni marine, ni influence politique. C'est, parmi les cités grecques, une des plus tard venues, une de celles dont la croissance a été le plus lente. Alors que les villes ioniennes de l'Asie-mineure, et en Europe, Sparte et Argos, Sicyone, Mégare et Chalcis sont déjà florissantes et fondent des colonies, Athènes se développe par ses propres ressources, obscurément, et silencieusement 2. »

Si l'on doit aussi laisser de côté la théorie de M. Head qui voulait faire remonter jusqu'à la réforme de Solon les monnaies à la tête casquée d'Athéna, faut-il adopter la thèse de deux autres maîtres éminents, MM. Imhoof-Blumer et Six 3 qui ont pré-

1. H. von Fritze, Zeit. fiirNumism., t. XX, p. 142. Dans l'électrum primitif d'Asie-mineure on trouve toutefois exceptionnellement une tête d'Héraclès qui est du commencement du vic siècle (voyez cidessus, p. 75, no 83).

2. G. Perrot et Ch. Chipiez, Hist. de l'art dans l'antiquité, t. VIII, p. 530.

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