‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 512 sur 1006 · Imhoof-Blumer, dans X Annuaire de la Soc · texte numérisé non relu

Imhoof-Blumer, dans X Annuaire de la Soc

tendu que les pièces reproduites sur notre pl. XXXIV, fig. 1 à 12 et leurs congénères, ne sont pas les plus anciennes qui aient été frappées aux types d'Athéna et de la chouette. Leur aspect primitif, disent ces savants, fait illusion. Ce ne sont là que de grossières imitations barbares, des dégénérescences qui doivent prendre chronologiquementplaceàla suite de leurs prototypes. Dans cet ordre d'idées, MM. Imhoof et Six proposent de faire commencer les monnaies d'Athènes seulement avec les pièces, de style plus avancé, que représentent les figures 13 et suiv. de notre pl. XXXIV. L'art monétaire à Athènes aurait débuté soudain, sans essais, sans tâtonnements par ces belles pièces ; or, elles se placent au temps d'Hippias vers 520 ou 514. C'est donc sous Hippias que le type de la tête d'Athéna, suivant ces savants, aurait fait son apparition.

Quant aux pièces de style plus rudimentaire (fig. 1 à 12), elles sont pour M. Imhoof, la marque de la décadence inhérente à rétablissement du régime démocratique après la chute d'Hippias en 511 1 •; pour M. Six, elles sont le produit d'émissions hâtives, peut-être celles que dut faire Hippias lorsqu'il était assiégé dans l'Acropole 2.

Il suffit de réunir, comme nous l'avons fait sur notre pl. XXXIV, un nombre raisonnable de variétés de ces pièces de style rudimentaire, en les groupant dans un ordre logique et systématique, pour constater, au premier coup d'œil, qu'il ne s'agit nullement d'imitations ou de pièces barba-

franc. de numism., 1882, p. 89; Six, Num. Chron., 1895, § 29, p. 172 ; cf. Howorth, dans le Num. Chron., de 1893, p. 156.

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