‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 516 sur 1006 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

point été importée du dehors, et pendant les premières phases de cette vie laborieuse et de ces progrès continus qui devaient aboutir à un si brillant essor du génie plastique, elle n'a subi aucune influence étrangère »

On pourrait caractériser dans les mêmes termes nos types monétaires qui, ainsi, méritent de concourir à cette reconstitution de l'histoire de l'art attique, tentée de nos jours par plusieurs savants avec les débris de l'incendie de- Perses en 480.

Mais ce caractère rudimen taire et personnel de la monnaie athénienne ne se prolonge pas longtemps. Les Athéniens vont bientôt faire appel à l'expérience artistique de graveurs formés dans les écoles de l'Asie-mineure ou des îles, de même que, dans la grande sculpture ils vont s'attaquer au marbre, se mettre à l'école des sculpteurs ioniens les plus renommés et les faire venir chez eux .

« Il y a lieu, dit encore M. Perrot '2, d'établir une distinction très tranchée entre le premier archaïsme attique et l'art qui lui succéda, celui qui, dans une Athènes mêlée à toutes les affaires de la Grèce et largement ouverteaux souiller du dehors, s'approprie les procédés dont usaient déjà les maîtres del'Ionie ainsi que ceux du Péloponnèse et s'inspire des types qu'ils ont créés. »

C'est à partir du milieu du vi° siècle, lors de l'agrandissement de l'Hécatompédon par les Pisistratides, que ces influences extérieures commencent à s'exercer sur la

1. G. Perrot, Histoire de Vart dans Vantiquité, t. VIII, p. 531; voyez aussi H. Lechat, Au musée de l'Acropole, p. 114; M. Colliguon, Hist. de la sculpt. grecque, t. F, p. 216; II. Lechat, La sculpture attique avant Phidias, p. 8 et suiv.

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