G. Perrot, Hist. de l'art, t. VIII, p
PISISTRATE
sculpture attique. C'est aussi à partir étroit et direct avec ce grand mouvement
d'Hippias, comme nous le constaterons artistique et qu'elle est confiée à de véri-
dans le paragraphe suivant, que la gravure tables artistes, initiés dans leur art par les
des coins monétaires prend un contact maîtres Ioniens.
1117. — Tête cTAthéna adroite, coiffée d'un casque à cimier, les cheveux rangés en petites nattes autour du front; l'œil est représenté par un globule énorme; le nez est proéminent, les lèvres épaisses, le menton lourd ; l'oreille est ornée d'un pendant rond.
A8[£J. Chouette à droite, la tête de face, les yeux représentés par des globules énormes (la pousse d'olivier, à gauche, est rognée) ; carré creux. JR. 22 ; tétradrachme attique, 16 gr. 81 (Paris) Pl. XXXIV, fig. 1.
1118. — Même tête casquée d'Athéna; on distingue mieux les ornements du cimier du casque; l'œil de la déesse est formé d'un globule allongé, entre deux lignes formant un ovale.
1^. ÀO£. Chouette à droite, comme ci-dessus; pousse d'olivier, à gauche. Carré creux.
M. 23 ; tétradr. att., 16 gr. 91 (Athènes) Pl. XXXIV, fig. 2 (face) 1.
1119. — Variétés provenant de la même trouvaille, 17 gr. 23 à 16 gr. 90. (Athènes) Pl. XXXIV, fig. 3, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11 2.
1 120. — Autre variété, avec tréflage et un coup de cisaille. JR. 20; tétradr. att., 16 gr. 82 (Paris) Pl. XXXIV, fig. 9.
1121. — Même droit.
1^. AGE. Chouette debout à droite, la tête de face, comme ci-dessus, avec des yeux représentés par d'énormes globules; dans le champ, à gauche, la pousse d'olivier composée delà baie entre deux feuilles. Carré creux.
^ 20 ; tétradr. att., 17 gr. 20 (Paris) Pl. XXXIV, fig. 12.
1. J. Svoronos, Journ. int. d'archéol. numism., t. I, 1898, p. 370-371 et pl. IA, fig. 11.
2. Toutes les pièces de cette trouvaille de monnaies primitives portent les atteintes d'un violent incendie ; elles formaient probablement l'ensemble d'une offrande dans un temple de l'Acropole avant 480. Voyez les autres variétés publiées par M. Svoronos,
loc. cit., p. 370-371, et pl. IA. Les pièces pesées par M. Svoronos avant le décapage auquel on lésa soumises, pesaient 17 gr. 66 ; 17 gr. 23 et au dessous jusqu'à 15 gr. 81, la majorité dépassant 17 gr. Après le décapage, le poids fut de 16 gr. 79 et au dessous ; mais l'incendie avait occasionné un certain déchet.
LA RÉFORME d'hIPPIAS
1122. — Variété, 17 gr. 05 {Athènes) Pl. XXXIV, fig. 13 l.
1123. — Tête casquée d'Athéna à droite, l'œil de face, les cheveux arrangés en bandeaux ondulés sur les tempes.
fy. AGE. Chouette debout à droite, regardant de face; dans le champ à gauche, une longue pousse d'olivier composée de la baie entre deux feuilles. Carré creux.
AL 22 ; tétradr. att., 17 gr. 40 (Lmjnes) Pl. XXXIV, fig. 14 2.
§ III. — La réforme d'Hippias. — Ses monnaies.
Un passage du pseudo-Aristote fait allusion à la détresse financière d'Hippias et aux mesures peu scrupuleuses auxquelles doit avoir recours le tyran d'Athènes pour se tirer d'embarras 3. Nous démontrons en un autre endroit \ qu'Hippias ne toucha en rien aux types préexistants de la monnaie athénienne. Il changea seulement l'étalon de lamonnaie. Quand l'auteur grec nous dit que, sous Hippias,les Athéniens firent frapper un ëxepov ^apaxxrjpa, il faut entendre une autre monnaie-étalon, ce qui n'implique nullement le changement des types. Quel fut donc ce nouvel étalon de la monnaie athénienne?
Rappelons que la réforme de Solon, qui, elle aussi, ne porta que sur l'étalon monétaire, consista en une surélévation (aufrr)<riç) de la monnaie, les divisions ayantété portées au double. Tel était encore le régime existant sous Hippias : les monnaies d'Érétrie nous l'ont prouvé 5. La réforme de ce der-