‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 533 sur 1006 · J. Svoronos, loc. cit., pl. IA, fig · texte numérisé non relu

J. Svoronos, loc. cit., pl. IA, fig

nous reproduisons ci-contre, a-t-elle été trouvée dans des ruines antérieures à 480? tout porte à le croire. Toutefois, il reste sur ce point une légère incertitude provenant de l'insuffisance des renseignements qu'on nous donne sur l'origine précise des deux pièces annexées au trésor primitif. J'incline néanmoins à croire que ce serait pousser trop loin les exigences de la critique si l'on s'arrêtait à penser que le tétradrachme à la couronne d'olivier s'est rencontré dans une couche de déblais postérieurs à l'incendie des Perses. Il est raisonnable d'admettre que cette pièce est antérieure, comme toutes les autres, à l'incendie.

Or, il résulte de là que la couronne d'olivier existait sur le casque de la déesse avant 480. Nous pouvons même aller plus loin et conclure de cet exemplaire, unique au milieu de tant d'autres, qu'en 480, il y avait peu d'années que le nouveau type avait été inauguré. Ceci vient donc à l'appui de l'hypothèse de Six, suivant laquelle, le type de la tête d'Athéna ceinte de la couronne d'olivier fut créé pour consacrer la victoire de Marathon en 490 *. Le style de certaines sculptures de cette époque confirme pleinement cette attribution. Il faut se rappeler qu'aussitôt après Marathon, les Athéniens entreprirent, avec le butin pris sur les Perses, des travaux d'art grandioses. M. Dôrpfeld a démontré que le Parthénon brûlé parles Perses n'était pas le temple de Pisistrate, mais un nouveau temple plus grand dont la construction avait été commencée au lendemain de Marathon, et qui était inachevé et entouré d'échafaudages lorsque fut allumé l'incendie de 480 2.

1. Cf. E. Babelon, Journ. intern. d'archéol. numism., 1905, p. 45.

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