‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 539 sur 1006 · Pausanias, I, 40, 5 ; Strabon^ IX · texte numérisé non relu

Pausanias, I, 40, 5 ; Strabon^ IX

groupe de pièces primitives appartient non pas à Athènes, mais à Mégare *. Les arguments que fait valoir M. Svoronos sont les suivants :

1° Mégare était, aux viie-vie siècles, une ville très florissante qui a dû avoir des monnaies aussi bien que les villes voisines : jusqu'ici on ne lui a point attribué de monnaies archaïques. — 2° Les trouvailles isolées des pièces à la roue indiquent Mégare aussi bien qu'Athènes comme lieu d'origine ; on les rencontre assez fréquemment en Mégaride et en Attique; elles sont tout à fait rares en Eubée. — 3° Plus tard, lorsque les colonies de Mégare, comme Calchédoine et Mesembria, commencent à battre monnaie, elles adoptent pour type monétaire, la roue de leur métropole. Ce dernier argument surtout ne saurait manquer de frapper, et l'on pourrait citer, à l'appui, l'exemple de nombreuses colonies qui adoptent le type monétaire de leur mère-patrie.

Il est donc possible que les pièces primitives à la roue appartiennent à Mégare, ou plutôt qu'un certain nombre d'entre elles soient mégariennes. Nous avons distingué, plus haut, trois espèces de roues (voyez ci-dessus, p. 713); un ou deux de ces groupes sont peut-être mégariens. Toutefois, ne perdons pas de vue la forme identique de tous les carrés creux du revers de ces pièces, ce qui indique sinon un même atelier, du moins des ateliers étroitement unis par une alliance monétaire.

Si ces pièces à la roue sont, au moins en partie, de Mégare, il faut constater qu'à leur suite, cette ville n'a plus de monnaie,

1. J. Svoronos, Journ. cCarchéol. numism., t. I, 1898, p. 373 ; cf. Lermann, AlhenatypQn^*

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