‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 549 sur 1006 · B. Head, Corinth, p. 3, nos 24 et suiv. et pl. I, 7 et · texte numérisé non relu

B. Head, Corinth, p. 3, nos 24 et suiv. et pl. I, 7 et

6. Le 9 {koppa) figure aussi seul, comme initiale, sur les monnaies de l'île de Coressia et celles de Coronée en Béotie.

COHINTHE

épaisses, conparativement aux monnaies contemporaines d'Égine, d'Athènes, deBéotie ou des îles égéennes.

Il est impossible de distinguer avec une rigoureuse précision les monnaies de Cypsélos de celles de ses successeurs. Dans la première période du monnayage corinthien qui s'arrête vers le milieu du vie siècle, le type constant du droit est Pégase bridé, c'est-à-dire dompté par Bellérophon qui l'avait surpris buvant à la source Pirène, au pied de l'Acrocorinthe. Généralement il est représenté s'élançant au galop, comme pour s'échapper. Quelquefois il se cabre violemment; d'autres fois, il est au repos et paraît seulement surpris. Plus tard les attitudes du cheval ailé deviennent plus variées et la fantaisie des graveurs s'est donné libre carrière à Corinthe, comme à Tarente pour la représentation du cavalier.

Si nous examinons au point de vue du style les représentations du Pégase sur notre planche XXXVI, nous remarquerons que la fig. 1 présente un cheval d'un style élégant, aux formes arrondies et bien proportionnées. Sur le n° 3, le cheval a des membres grêles et disproportionnés, une attitude raide et inélégante. Il en est de même des monnaies qui suivent. On

pourrait faire aussi d'utiles remarques au sujet de l'aile de Pégase : tantôt (fig. 1), elle est bien empennée, sobrement recoquillée ; tantôt (fig. 3), elle est très longue, déployée en éventail, recourbée jusque sur la crinière, avec des pennes qui rappellent la corole d'une fleur. Les figures suivantes se rattachent à d'autres types, appartiennent à d'autres familles, dont le nombre si grand s'explique par l'abondance des émissions durant tout le vie siècle. Les trouvailles faites en Egypte, prouvent que dès cette époque les statères corinthiens circulaient au loin et qu'on les imita en Orient, comme on imitait les monnaies d'Athènes. Pour ces monnaies d'imitation le poids est très irrégulier.

En jetant un coup d'œil sur notre pl. XXXVI, on se rend compte aisément que le carré creux éginétique (fig. 1) ne fut qu'exceptionnel et ne dura pas longtemps à Corinthe. Dès l'époque des statères primitifs représentés par la fig. 3, ce carré creux s'altère, se transforme et s'achemine graduellement vers la forme de tétraskèle ou croix gammée (sivastika) qui restera la marque particulière des monnaies de Corinthe pendant la plus grande partie du vie siècle.

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