Num. Chronicle, 1899, p. 274 et pl. XV
CORINTHE
malheureusement, n'a pas été décrit avec toutes ses particularités par A. de Longpérier *. Plusieurs de ces statères étaient du poids euboïque approchant de la normale (8 gr. 72); mais Longpérier décrit en outre, au type du Pégase corinthien, un statère épais, globuleux, qui a, au revers, le carré
creux éginétique et pèse 14 gr. 28 (fig. ci-con-
tre 2) . Ce poids ne saurait être ni euboïque ni éginétique; il est milésiaque. En outre, il n'y a pas de koppa sous le Pégase. Il s'agit donc d'une imitation des statères corinthiens frappée probablement en Egypte, par des marchands grecs, pour les besoins de leur commerce avec Milet ou la côte asiatique d'où leur venaient des statères à d'autres types, mais du même poids. Par de telles pièces se trouve confirmé le caractère cosmopolite, attesté par l'histoire, d'établissements comme celui de Naucratis, fondés par la coopération de plusieurs métropoles grecques.
1151 . — Pégase bridé, galopant à gauche, les ailes recoquillées ; dessous le 9. Carré creux formé de quatre triangles rapprochés par leurs sommets et
ayant, chacun, l'un de leurs côtés échancré.
JR. 23;stat.cor.,8gr. 13, trouvé en Egypte, 1897 (Berlin) Pl.XXXVI,fig. 3 3.
1 152. — Variété (aussi trouvée en Égypte), le carré creux du revers mal venu à la frappe, 6 gr. 56 (H. Weber) 4.
1153. — Même droit.
1^. Même carré creux (les triangles rapprochés par leurs sommets et ayant chacun, l'un de leurs côtés échancré).
JR. 19 ; drachme cor., 2 gr. 78 (Luynes) Pl. XXXVI, fig. 4.
1154. — Autre exemplaire, 2 gr. 70 (Paris) Pl. XXXVI, fig. 6; — autres ex., 2 gr. 63; 2 gr. 76 ; 2 gr. 95 5.
Dès l'origine, les monnaies de Corinthe ont la plupart du temps au droit le koppa, Ç, initiale archaïque du nom de Corinthe, et cette lettre, dont l'absence n'est qu'exceptionnelle, demeurera toujours dans la