Pausanias, II
3. Fr. Imhoof-Bluiner, Die Milnzen Acarnaniens, p. 4; le môme, Bœotien, 1877, p. 35; cf. Ch. Lenormant et J. de \Vitte,ÉZi/e des monuments céramogr., t. III, p. 46, pl. XV et t. IV, pl. XXXI ; Percy Gard ner, Types of greek Coins, p. 95.
dans un miroir. C'est ce bouclier qui a lait désigner cette statue comme étant Aphrodite armée ; elle n'a rien à voir avec le type casqué de nos monnaies *.
11 est donc préférable de reconnaître sur les monnaies corinthiennes Athéna ^aXtvTxtç qui avait un temple à Corinthe sur la place du marché. Cette déesse vint au secours de Bellérophon pour dompter l'impétuosité du cheval ailé. Le héros avait en vain cherché à s'emparer de Pégase et il demeurait tout rêveur auprès de l'autel d'Athéna, lorsque la déesse lui apparut et lui donna une bride d'or avec laquelle Bellérophon put enfin surprendre et dompter Pégase ; de là, le surnom donné à Athéna, ^aXtvrctç, la déesse au frein -. On est d'autant plus porté à reconnaître sur les monnaies Athéna ^aXmxiç, que cette interprétation relie les deux types monétaires, face et revers, l'un à l'autre. A Corinthe, ville essentiellement maritime, le culte d'Athéna était en outre étroitement lié à celui de Poséidon 3.
Notre planche XXXVI ne contient, de la fig. 18 à la fig. 23, que des statères. Nous avons aussi décrit ci-dessus des drachmes et des hémi-drachmes que leur style parait devoir faire remonter jusqu'à la période antérieure à 480. Ces pièces forment deux groupes. Les unes (n0s 1178 et 1179) ont au revers la tête d'Athéna Chalinitis comme les statères ; les autres (n° 1176 et 1177) ont au revers une tête d'Aphrodite.
Cette Aphrodite qui fait ainsi son apparition sur les monnaies de Corinthe, est sans aucun doute, la déesse qui avait son temple et sa statue sur l'Acrocorinthe et