‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 558 sur 1006 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

fice dont les murs étaient recouverts de plaques de bronze 1 .

Après Myron, l'histoire de Sicyone est très obscure. Il paraît y avoir eu une réaction dorienne, qui força les Orthagorides à prendre le chemin de l'exil. Clisthène, revenant de Libye, restaura le trône de ses ancêtres ; il les éclipsa par son luxe et sa puissance, s'allia à Solon et se fit le champion de l'indépendance et le protecteur du sanctuaire d'Apollon à Delphes 2; il donna aussi libre cours à sa vengeance contre Argos et les Doriens et réforma l'organisation des tribus de Sicyone, de manière à assurer la prépondérance au parti ionien. On sait de quelle originale façon Clisthène choisit pour gendre l'Athénien Mégaclès, fils d'Âlcméan; Ce Mégaclès devait être le père d'un autre Clisthène, le célèbre réformateur athénien après la chute des Pisistratides en 511 3.

La fortune des Orthagorides sombra tout d'un coup, après Clisthène, vers 570, et l'on doit supposer que les Spartiates intervinrent pour soutenir cette révolution qui restaurait à Sicyone l'influence dorienne.

A partir de ce moment, et durant près d'un siècle, Sicyone, plongée dans l'obscurité, jouit peut-être d'une paix bienfaisante. C'est, dans touslescas, durant cette période que se place la grande floraison d'une famille de sculpteurs qui porta à son apogée la gloire de l'école archaïque de Sicyone : Aristoclôs, de Cydonie, venu à. Sicyone vers 56G, fut le père de Cleœtas qui travailla à Athènes au temps de Pisistrate ; il

1. G. Perrot et Ch. Chipiez, Hist. de l'art dans l'antiquité, t. VIII, p. 458 et suiv.

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