Xénophon, Hellén., IV
5. M. Percy Gardner propose de placer cette petite pièce avant l'an 500. Percy Gardner, Brit.
Mus. Catal. Peloponnesus, Introd., p. I.
6. Cf. Brit. Mus. Pelop., p. 36 et pl. VII, fig. 8 (cette drachme est commune ; elle a été frappée durant tout le ve siècle, et avec des variétés, notamment un grand fleuron dans l'intérieur du J.)
JR. 6 ; tétartémorion éginét., 0 gr. 23 (Paris) Pl. XXXVII, fig. 4; — autre ex., Ogr. 20 (Londres) \
1187. — Même description.
JR. 5; hémi-tétartémorion éginét., 0 gr. 12 (Paris) Pl. XXXVII, fig. 5.
La colombe, type ordinaire des monnaies de Sicyone, paraît avoir été choisie comme emblème par les Sicyoniens à cause du grand nombre de ces oiseaux qui peuplaient les environs de la ville. Elle est l'oiseau d'Aphrodite et nous savons qu'un vieux sanctuaire de celte déesse était l'un des principaux monuments de Sicyone. Ce culte d'Aphrodite et de la colombe a pu être originairement introduit dans' ces parages par les navigateurs phéniciens.
Pausanias parle d'une célèbre statue chryséléphantine d'Aphrodite qui ornait le temple de Sicyone, œuvre que le sculpteur Canachos exécuta vers la fin du vie siècle 2.
Mais Pausanias donne à la déesse, comme attributs, un pavot et une pomme et il ne dit point que la colombe lui fut consacrée. C'est par analogie qu'on l'admet généralement, la colombe étant l'oiseau de l'Aphrodite-Astarté orientale et chypriote 3. Il est toutefois singulier, s'il en est ainsi, qu'à aucune époque l'image d'Aphrodite ne paraisse sur les monnaies sicyoniennes.
Il ne faut pas oublier que la colombe était un oiseau jouant un rôle dans l'ornithomancie et qu'elle pourrait ainsi se rapporter à quelque devin local. Outre le type de la colombe, Sicyone a celui de la Chimère, mais seulement à partir du milieu du vc siècle.
§ IV. — iEgae (tfAchaîe .
Mgœ (AtyaQ, l'une des douze villes de la confédération achéenne primitive, était au nombre des plus antiques cités du Péloponnèse. Presque sur le bord de la mer, à l'embouchure d'un torrent, le Crathis, qui descendait de la ville arcadienne de Phénée, elle était à peu près à égale dislance d'yEgira à l'est, de Bura et Hélicé, à l'ouest.
Déjà mentionnée par Homère, JEgœ était célèbre par son temple de Poséidon qui
avait un caractère fédéral et était le sanctuaire national des Achéens. Néanmoins, le type de Poséidon ne paraît pas sur les monnaies d'iEg» dont la série commence dès avant Pan 500. Ce sont des pièces de poids éginétique, dont le type essentiel est une protomé de bouc ou de chèvre, allusion manifeste au nom de la ville, formé de a';, a-yô;, chèvre. Le bouc ou la chèvre étaient consacrés à Dionysos; aussi, ne faut-il pas s'étonner de voir paraître une