‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 561 sur 1006 · P. Gardner, Peloponnesus, p. 37, n° 18 et pl. Vlï · texte numérisé non relu

P. Gardner, Peloponnesus, p. 37, n° 18 et pl. Vlï

2. Pausanias, II, 10 ; Head, Hist. ?iumor., p. 347; Mi Collignon, HisL de la seul, grecque, t. I, p. 310.

3. M. Percy Gardner a conjecturé qu'à Sicyone la colombe des monnaies se rapporte plutôt à Apollon qu'à Aphrodite. Gâtai» Peloponnesus, Introd., p, xxxiv»

tête de Dionysos sur les monnaies d'iEgœ, aussitôt qu'un type fait son apparition au revers, à la place du carré creux. On attribuait autrefois les monnaies d'iEgae d'Achaïe, à Mgœ d'Eolide ou à JEgœ de Macédoine; J. Friedlœnder a démontré qu'on les devait restituer au Péloponnèse : en effet, ce sont des hémidrachmes du système éginétique ; leur style s'adapte mieux à la numismatique du nord du Péloponnèse qu'à celle de toute autre région ; enfin on ne trouve ces pièces que dans cette contrée *.

Mais une autre difficulté se présente. Il faut se demander si l'ensemble de ce monnayage, tout en appartenant à l'Achaïe, est plutôt d'iEgœ que d'^Egion. La légende AIT ou AlfAION pourrait convenir égale-

ment bien aux deux villes qui étaient, l'une et l'autre, en Achaïe. M. Imhoof-Blumer n'a pas accepté l'attribution de Friedlsender à iEgae ; il préfère ^Egion 2. J'estime que l'opinion de Friedlsender doit être préférée pour les raisons suivantes :

1° Les monnaies qui sont sûrement d'iEgion ne commencent pas avant l'extension de la ligue Achéenne en 275, et la légende est constamment AITEHN ou AITienN, jamais AITAiON ou AITAION- — 2° La cessation du monnayage dont il s'agit de fixer l'attribution, paraît bien coïncider avec la chute dVEgee en 370. — 3° En attribuant ces pièces à ^Egion, on ne s'expliquerait pas une interruption d'un siècle dans le monnayage de cette ville, entre 370 et 275 3.

1188. — 0[ZÂ] (= AIT, rétrograde). Protomé de chèvre ou de bouc à droite, les pattes repliées. — 1^. Carré creux irrégulier.

13 ; triobole éginét., 2 gr. 57 (Berlin) Pl. XXXVII, fig. 6.

1189. — o^A (= AIT, rétrograde). Même protomé de chèvre ou de bouc. fy. Carré creux partagé en quatre compartiments.

A. 13; triobole égin., 2 gr. 56 (Berlin) Pl. XXXVII, fig. 7.

1190. — Variété.

JR. 13; triobole égin., 2 gr. 55 (Berlin) Tl. XXXVII, fig. 8 4.

A remarquer sur les pièces précédentes, se rencontrent dansl'épigraphie àCorinthe, Yiota brisé et le gamma en forme de crois- à Mégare et dans les colonies chalcidiennes sant : particularités paléographiques qui de l'Italie méridionale 5.

1191. — LOUA. Protomé de chèvre ou de bouc, à gauche, les pattes repliées.

1. J. Friedlsender, dans la Zeiischrift fur Numism., t. V, p. 5.

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