‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 568 sur 1006 · Pausanias, II · texte numérisé non relu

Pausanias, II

HÉRiËA

l'endroit où était un certain tronc d'arbre sec, en leur disant d'en prendre l'écorce, delà mêler à la viande qu'ils jetteraient aux loups. Ceux-ci périrent aussitôt qu'ils eurent mangé de cette écorce. » Ainsi, Apollon Lycien est le destructeur des loups qui dévoraient les troupeaux de ces pays arides où la population rurale menait comme aujourd'hui la vie pastorale l. Il faut voir dans ces fables l'origine de la lycanthropie.

A la fin du vie siècle et au début du ve, Argos, en dépit des guerres qu'elle avait eu à soutenir, était devenue un foyer artistique des plus florissants, rival de celui de Sicyone 2. Ses artistes — le plus célèbre estAgélaïdas — travaillaient particulièrement le bronze, et étant donnée l'habileté de ces toreuticiens, on pourrait s'attendre à en trouver le reflet dans les types moné-

taires. Il n'en est rien, et l'on voit qu'à Argos, comme à Égine, la gravure des coins monétaires, demeurée purement industrielle et commerciale, est pauvre et n'a pas encore pris contact avec le grand art. Aussi, le classement chronologique des monnaies reste-t-il incertain ; tout ce que nous pouvons affirmer, c'est que le monnayage aux types décrits ci-dessus se prolonge pendant la plus grande partie du Ve siècle. On sait que lors des invasions des Perses en Grèce, les Argiens commirent le crime de favoriser l'ennemi et qu'au moment de l'arrivée de Xerxès, ils restèrent dans une neutralité bienveillante pour les barbares 3. Il est vrai que les Argiens, pour expliquer leur conduite, arguant d'un calembour, se prétendaient parents des Perses, étant issus, comme eux de Persée, fils de Danaé.

— Heraea.

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