Pausanias, VIII
4. Je ne crois pas qu'on puisse suivre M. V. Bérard {Les origines des cultes Arcadiens, p. 105 et
suiv.), lorsqu'il rapproche ces poissons de ceux qui, dans les religions asiatiques, étaient consacrés à Derceto ou Atergatis.
5. Le village moderne de Clitouras a conserve'" le nom de l'ancienne Cleitor. Puillon-Boblaye, Recherches géographiques sur les ruines de la Morée, p. 156.
879 ELIS ET OLYMPIÉ 880
No 1253.
1253. — Tête et cou de cheval, à droite.
1^. La lettre £ dans un carré creux profond, bordé d'un grônetis.
M 8; hémi-obole éginétique, 0 gr. 5i (Londres) f; — ■ autre ex., 0 gr. 48
(Berlin) \
La lettre £ du revers, de forme très archaïque, est l'initiale du nom de l'hémiobole, comme sur un assez grand nombre d'autres pièces de l'Arcadie des vR et vie siècles. C'est à tort qu'on a voulu classer cette hémi-obole et ses congénères d'époque postérieure, à Maronée, à Gorinthe, à Hermione, à Cléones 3. Les pièces de Corinthe et de Maronée au type de la tète de cheval n'ont pas le même revers. L'ori-
gine péloponnésienne de ces hémi-oboles est certaine et leurattributionàCleitor a été fixée par les trouvailles. C'est sur les ruines de Cleitor que Prokesch-Osten en a recueilli plusieurs exemplaires 4. Il est à considérer également qu'à l'époque postérieure à notre cadre chronologique, Cleitor frappa des monnaies dont les types principaux sont une protomé de cheval, un cheval en liberté ou l'un des Dioscures à cheval 5.
§ XL — Elis et Olympie.
L'Élide est cette partie du Péloponnèse qui longe la mer ionienne au nord de la Messénie, et qui, à l'est, confine à l'Arcadie ; au nord-est, àl'Achaïe. Elle se composait de trois provinces, arrosées chacune par un fleuve important et célèbre dans l'histoire :
L'Élide proprement dite, formée du bassin du Pénôe ; la Pisatide, formée du bassin de l'Alphée; enfin, la Triphylie au sud, arrosée principalement par le Pamisos
arcadique et quelques autres torrents.
La Néda qui va se jeter dans le golfe de Cyparissia, après avoir dessiné autant de circuits que le Méandre, séparait la Triphylie de la Messénie 6.
Il y eut primitivement sur les plages de LElide quelques établissements phéniciens comme sur les autres côtes du Péloponnèse. M. Clermont-Ganneau a relevé les indices de l'existence de sanctuaires et d'établissements commerciaux phéniciens en Élide
1. Percy Gardner, Peloponnesus, p. 179, n° 1 et pl. XXXIII, 8.