Voyez le présent Traité, lrc partie, t. I, p
PHOCÉE
quatre compartiments à surface irrégulière. Ainsi, ce n'est pas seulement par le poids et le système pondéral que ces pièces diffèrent, c'est aussi par la fabrique.
Sous le type du phoque (<pw*Y)), qui est l'emblème parlant de Phocée, se trouve, sur les deux statères que nous venons de décrire, la lettre Q. Ce n'est pas, comme on pourrait le croire, un phi, d'une forme particulière, mais bien un thêta. La forme constante du phi à cette époque, en Ionie, est 0 ou même 0 : c'est ce que prouve, entre autres, le statère de Phanès à Éphèse (pl. II, fig. 19) 1 et toutes les inscriptions de cette partie de l'Asie-mineure, des îles égéennes et de la Grèce propre 2.
En outre, le thêta revêt la forme Q, dès l'époque la plus reculée, notamment à Éphèse et à Halicarnasse ; l'autre forme © est plus rare, bien qu'employée simultanément, comme nous le verrons en traitant des monnaies d'A.thènes.
Cependant, sur les monnaies primitives de la ville de Phasélis, en Lycie, dont le nom commence comme celui de Phocée, par la lettre phi, on voit, dans le champ du revers, cette même lettre isolée 3. Il n'est donc pas possible de nier la relation directe de cette lettre, thêta, avec l'initiale des noms de Phocée et de Phasélis. Cette relation s'explique de la manière suivante.
Fr. Lenormant a démontré que l'origine de la lettre phi doit être cherchée non pas dans le ? (qoppa) comme l'ont cru certains auteurs, mais en réalité dans la forme primitive du O (thêta). « Il est en grec, dit-il,