‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 605 sur 1006 · Voyez ci-dessus, p. 58 à GG et · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 58 à GG et

AM^AO^O AÊOAOI ('ÀxeXoio Séetàov), c'est-à dire, suivant M. Lambropoulos, non pas a6Xov avec un o bref, mais aOXov pour aOXwv, avec oméga, par analogie avec la formule des amphores panalhénaïques, données en prix dans les jeux et qui portent d abord : hCNOA H3031130A HOT, et plus lard : TON AOHNHOEN AOAON

L'interprétation par un génitif pluriel donnée à nos légendes monétaires présente en outre la garantie de se trouver conforme à l'usage le plus général des légendes des monnaies grecques qui ont le génitif pluriel du nom du peuple ou des habitants de la ville. C'est pour la même raison qu'on doifc considérer comme un o long l'omicron des légendes comme Ea- Xstov, ApyE'.ôv, Eopotxofffov, Aeovttvôv, KvtàuSv, R<pecri6v, Ma8o|xvou<$v, Aap-.Ta-.ôv, etc, qui sont pour FaÀsuov, 'Àpveiwv, Eopaxotflaw, Acovxîvwv, KviSfaov, Eosatuw, MaOu;jLva((ov, Aaptaafaov, puisqu'avec le temps, ces dernières formes (avec oméga) se substituent partout aux premières.

Si les monnaies à la légende OAYN- LTIKON mit été ainsi frappées par les soins des Hellanodices, présidents des jeux olympiques, il reste pourtant encore un point obscur à élucider . Pourquoi les deux premières pièces (n°" L254 et 1-255) portentelles seules la légende OAYNniKON, tandis que celles qui vont suivre n0" 1256 et suiv.) et dont le caractère agonistique est non moins évident, ont la légende FAÀEION?On ne pourrait donner, de ce changement, une raison politique, car La révolution qui substitua, à Élis, le régime démocratique à celui de la tyrannie est, comme nous l'avons vu, de l'an 47:2, et les

i. Lambropoulos, Zeit. fûr Num., t. XIX, p. 212.

ÉLIS ET ÔLYMPIE

premières monnaies à la légende FA ou FAAEION sont antérieures à cette date. Je suis porté à croire qu'il faut voir simplement dans OAYNT7IKON une légende exceptionnelle comme le type qu'elle accom-

pagne, légende provoquée par l'érection, à Olympie, de la statue de Zeus que nous présentent les monnaies et qui, nous l'avons conjecturé, est peut être l'œuvre d'Àristonoos.

Groupe B. — Monnaies à la légende faXstov.

1256. — Aigle volant à droite, tenant dans son bec et ses serres un serpent enroulé autour de lui.

R^. F— A- Foudre muni de quatre ailes, deux d'entre elles enroulées en volutes, les deux autres développées en éventail. Aire creuse circulaire. M 21; stat. éginét., 11 gr. 81 (Londres) Pl. XXXIX, fig. 3 \

1257. — Aigle volant à gauche, tenant dans son bec et ses serres un serpent enroulé autour de lui.

1^. F— A- Foudre muni de quatre ailes; deux d'entre elles sont enroulées en volutes, les deux autres, développées en éventail. Aire creuse circulaire. JR. 24; drachme éginét., 5 gr. 79 (Paris) Pl. XXXIX, fig. 4.

1258. — Aigle volant à droite, tenant dans son bec et ses serres un serpent enroulé autour de lui.

I^- F— A. Foudre muni de quatre ailes; deux d'entre elles sont enroulées en volutes, les deux autres, recoquillées. Aire creuse circulaire. ^Fv. 23; stat. éginét., 12 gr. 37 (Luynes) Pl. XXXIX, fig. 5.

1259. — FÀAEIOM. Aigle volant à gauche, tenant dans son bec et ses serres un serpent enroulé autour de lui.

1^. À— ^. Niké, les ailes éployées, marchant à droite à pas précipités, relevant de la main droite les plis.de sa robe et tenant de la main gauche avancée une couronne. Aire creuse circulaire.

^.18; stat. éginét., 12 gr. (Londres) Pl. XXXIX, fig. 6. \

1260. — Aigle volant à gauche, tenant dans son bec et ses serres un aigle enroulé autour de lui.

1. P. Gardner, Peloponnesas,^. 58, n° 3 et pl. X, 3. 2. P. Gardncr, Pelopon., p. 58, n° 5 et pl. X, 4.

ELIS ET OLYMPIE

fy. F-A. Niké, les ailes éployées, marchant à gauche, à pas précipités, relevant de la main gauche baissée les plis de sa robe et tenant de la main droite avancée une couronne. Aire creuse circulaire.

JR. 26; stat. éginét., H gr. 67 [Luynes) Pl. XXXIX, fig. 7.

1261 . — FAAEI. Aigle, les ailes éployées, de face (ou volant à gauche, si Ton place la légende verticalement, de bas en haut).

fy. F— A. Niké, les ailes éployées, marchant à droite, à pas précipités, relevant de la main droite les plis de son chiton et tenant de la main gauche avancée, une couronne.

M 14 ; triobole éginét., 2 gr. 95 (Londres) Pl. XXXIX, fig. 8 *.

L'Élide étant consacrée à Zeus et tenant toute sa renommée des jeux célébrés au sanctuaire de Zeus Olympien, ses monnaies ont pour types, d'une manière générale, soi! Zeus lui-même, soit des symboles relatifs à ce dieu ou allusifs aux jeux qui avaient lieu en son honneur. Or, Zeus à Olympie était honoré sous un double aspect : en premier lieu, comme dieu du ciel ou maître des éléments, d'où ses épi thé tes de bèxtot et de KOLTouftiz-r^,. le dieu qui fait descendre la pluie, qui lance la foudre; en second lieu, comme dispensateur de la victoire, surtout de la victoire dans les jeux -.

Le symbole le mieux approprié au dieu des éléments est le foudre; aussi le foudre, sous des aspects multiples, est-il l'un des types ordinaires des monnaies d' Elis (nos 1256 à 1258). On le voit muni d'ailes recroquevillées ou droites, abaissées ou éployées, entouré de flammes ou de traits en zigzags qui imitent les carreaux de la foudre, accompagné de branches terminées en volute ; les spécimens les plus anciens reproduits sur notre pl. XXXIX, n'offrent que quelques-unes de ces particularités.

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