Tome II
Comme dispensateur de la victoire, Zeus a pour attribut Niké, et voilà pourquoi, sur une catégorie de monnaies d'Élis, nous voyons Niké qui s'avance, pour présenter la couronne au vainqueur dans les jeux olympiques (nos 1259 à 1261).
Un autre type, l'aigle triomphant du serpent, se rapporte aussi à la même idée : c'est l'oiseau de Zeus victorieux symbolisant la lutte dans les jeux. Nous savons que, chez les Grecs, l'apparition d'un aigle planant, dans les airs ou lui tant avec sa proie, était un gage de victoire. Dans le VIIIe chant de l'Iliade, quand les Grecs sont fortement pressés par leurs ennemis, Agamemnon supplie Zeus de ne les point laisser écraser ; le dieu accueille la prière du roi des Grecs, et pour témoigner de sa faveur, il envoie un aigle qui emporte un faon dans ses serres. A cette vue, les Grecs reprennent courage, retournent au combat et la fortune leur revient. Lorsque l'animal s'échappait des serres de l'aigle, c'était, au contraire, un signe avant-coureur de défaite. Ainsi, dans le XIIe chant de l'Iliade, lorsqu'Hector et Polydamas jettent