Voyez ci-dessus, p. 672 à G
de l'O dans FAAEION, fait son apparition seulement vers 365 ; à l'époque romaine, la légende est HAEION •
Le dig anima persiste ainsi à travers les siècles, comme une vieille formule, en tête du nom des Éléens, comme le koppa sur les monnaies de Corinthe ou AGE sur les monnaies d'Athènes *. Le digamma lui-même se rencontre aussi, comme initiale, sur les monnaies d'Anactorion, sur celles d'Axos en Crète, et dans quelques autres cas.
Au point de vue de l'histoire de l'art, on peut regretter que les graveurs des monnaies d'Élis aient été contraints, trop souvent, d'exercer leur talent sur un type aussi peu original que le foudre de Zeus. Quelque ingéniosité qu'ils aient déployée dans l'ornementation variée de ce symbole, ce ne pouvait être pour eux l'occasion de montrer tout leur talent. Il en est autrement pour les types de l'aigle et de Niké. Au début, l'aigle est présenté à la façon archaïque, comme à Siphnos et à Chalcis, les ailes éployées, l'une au dessus du dos, l'autre sous le ventre de l'oiseau, la queue étalée de face. C'est là une convention artistique qu'on rencontre constamment dans les peintures de vases, en particulier dans la figure des oiseaux qui ornent les épisèmes des boucliers. Plus tard, l'aigle d'Élis prend sous le burin des graveurs qui se jouent des difficultés, cent formes variées, chefs-d'œuvre de souplesse et d'élégance.
Le Niké archaïque de nosnos1259à 1261, est d'une exécution remarquable. Sa démarche précipitée et son attitude hardie correspondent à l'enthousiasme des acclamations qui éclataient dans la foule au moment du triomphe d'un concurrent. Ses