Peroy Gardner, Num, Chron., 1879, p
ÉLIS ET ÔLYMPIE
le trouble dans le camp des Grecs, un aigle apparaît dans les airs tenant un serpent dans ses serres. Mais le serpent se retourne contre l'oiseau ravisseur et lui déchire le cou et la poitrine. L'aigle vaincu laisse échapper le serpent qui tombe à terre ; l'oiseau, poussant de grands cris, abandonne son vol au souffle des vents. Et Polydamas dit à Hector : « Nous avons vu l'aigle laisser échapper la proie dont il n'a pu réussira repaîlre ses aiglons ». C'est pour lui un symptôme de malheur et il conseille à Hector de ne pas poursuivre plus loin les Grecs.
Quand on compare l'aigle dévorant un serpent, sur nos monnaies d'Élis (nos 1256 et suiv.), avec le même type sur les monnaies de Chalcis en Eubée (n0s 1051 et suiv.), il est impossible de n'être pas frappé de l'analogie, presque de la similitude : ces pièces sont contemporaines'. Or, à Chalcis, nous avons un point de repère historique assuré pour dater ces monnaies ; nous avons vu qu'en 507, Chalcis fut presque entièrement détruile et qu'elle cessa, à partir de cette date, pour une longue période, de frapper monnaie *. Il résulte de cette observation que les monnaies d'Élis doivent être des dernières années du vie siècle ou du début du ve. La légende du groupe monétaire archaïque que nous avons seul décrit, est FA, A=L FA, FAAEI; plus tard, on trouve FAAEIOM ou FAAEION. La forme archaïque de certaines lettres n'est pas toujours une preuve décisive d'antiquité relative, car on constate que ces formes primitivespersistent ou reviennent sporadiquement, longtemps même après la première apparition des formes plus classiques. L'n à la place