Strabon, IX, 2, 18 et
H ALI A RTE
voient à une courte distance du village de Mazi, sur la route de Thèbes à Lébadée. On y montrait le tombeau de Cécrops l. On ne sait rien de son histoire jusqu'à l'époque de l'invasion de Xerxès en 480. Dans cette occasion, Haliarte est citée comme une des rares villes de Béotie qui demeurèrent fidèles à la cause des Grecs; aussi fut-elle détruite de fond en comble par les Perses 2.
Les monnaies dont la description suit sont donc antérieures à 480. Elles se caractérisent par la présence de la lettre aspirée B, initiale du nom de la ville, qui correspond à l'esprit rude 3. Sur les pièces les plus anciennes, cette aspirée, de forme très primitive, est placée dans les échancrures du bouclier ; après le milieu du vie siècle, elle est dans le carré creux du revers.
No 1334.
1334. — Bouclier échancré ; dans chacune des échancrures, la lettre ^. 1^. Carré creux partagé en huit triangles, en creux et en relief.
^R. 14; drachme égin., 6 gr. 15 (Londres) 4.
1335. — Bouclier échancré. — 1^. Carré creux partagé en huit triangles alternativement en creux et en relief; au centre, la lettre B.
JR- 18; stat. égin., 12 gr. 03 (Paris PL XLI, fig. 18; — autres ex., 12 gr. 35 ; 12 gr. 29 (Londres) *.
JR, 15 ; drachme égin., 6 gr. 09 (Londres \
1337. — Même description.
^R. 13; triobolc égin., 2 gr. 98 (Paris) PL XLI, fig. 19; — autre ex., 3gr. 06 (Londres) \
1338. — Même bouclier échancré. — ty. La lettre j=| clans un carré creux. 8 ; obole égin., 0 gr. 97 (Londres) \
Après les défaites des Perses, Haliarte, bâtie et elle recommença à frapper monco.nme les autres villes béotiennes, fut re- naie à partir de 456; ses pièces ont alors,