Iliade, H, 511 ; Strabon, IX
3. Pausanias, IX, 37, 2; Strabon, IX, 2, 40; Diod. Sic, IV, 18.
4. E. Curtius, Hist. grecque, t. I, p. 125; G. Bu. soit, Griech. Geschichte, t. I, p. 256.
après la guerre de Troie, la puissance des Minyens fut renversée par de nouveaux immigrants, les Béotiens, et Orchomène affaiblie fut réduite à être membre de la Confédération béotienne *. La splendeur d'Orchomène, vantée par Homère, les vieilles ruines de son acropole en appareil gigantesque (auprès du village de Skripu) ont attiré l'attention de Schliemann qui y a pratiqué des fouilles et déblayé le Trésor de Minyas, édifice funéraire imposant dans lequel, dit-on, les rois d'Orchomène la Minyenne entassaient leurs richesses ".
Pour l'époque historique on ne sait rien de l'histoire d'Orchomène avant les guerres Médiques. C'est au temps où débute son monnayage c'est-à-dire dans La première moitié du vi° siècle 6, que se rapporte la célèbre statue archaïque en marbre désignée sous le nom d'Apollon d'Orchomène, que les historiens cilent, avec les statues du temple d'Apollon Ptoos, parmi les plus intéressants spécimens de l'art, dans la période où « les sculpteurs passent du travail du bois à celui de la pierre ou du marbre 7. »
Orchomène avait un gouvernement aristocratique, et bien que sa population eut toujours un caractère différent de celui des Béotiens, elle parait, aux VIe et ve siècles, avoir vécu en bonne intelligence avec Thèbes. Le culte des Charités y était particulièrement en honneur et donnait lieu à
5. E. Curtius, Hist. grecque, t. I, p. 102; Schliemann, Orchomenos (Leipzig, 1881); G. Perrot et Ch. Chipiez, Hist. de l'art, t. VI, p. 85 et 435.