Wroth, Num. Chron., 1890, p. 319, n
6. Imhoof-Blumer, loc. cit., p. 22; Calai. Margaritis, n° 30; B. Head, Num. Chron., 1881, p. 191.
OfcCHOMÈNE
§ VU. — Orchomène.
Le nom de cetle ville se présente sous deux formes, 'Ep^ojjievrfç et 'Op^ojxevoç. Les textes littéraires donnent ordinairement 'Op^ojjLsvoç ; dans les inscriptions lapidaires, on trouve plus souvent 'Epjrofxsvoç ; enfin sur les médailles, la forme 'Ep^ojiev6<; paraît exclusivement depuis les origines du monnayage jusqu'au temps de la bataille de Chéronée en 338 ; à cetle date, on a des monnaies qui portent OPX- Mais plus tard, sous les Romains, la forme EPXO fait sa réapparition. On rencontre aussi les deux formes, mais dans d'autres conditions chronologiques, sur les monnaies d'Orchomène d'Arcadie. La ville béotienne se trouvait située dans la partie septentrionale de la Béotie, sur un éperon au pied duquel le Céphise débouche en se déroulant comme un serpent (opaxwv &<;) 1 dans le lac Copaïs; elle était au nord de Lébudée et de Coronée et à proximité de la frontière de laPhocide. Dès les temps an lé-historiques, Orchomène fut la capitale riche et puissante des Minyens et Homère l'appelle Orchomène la Minyenne ('Op^ojxevôç Mtvyeioç) 2. Les Minyens étaient originaires de la Thessalie, contrée où l'on trouve, en effet, une ville de Minya et une autre Orchomène. La ville béotienne domina longtemps sur la plus grande partie de la contrée environnante et Thèbes elle-même, à un moment donné, lui paya tribut ; il fallut Héraclès pour affranchir sa patrie 3. Soixante ans