‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 663 sur 1006 · H. von Fritze, Zeit. fur Nam., t. XX, p · texte numérisé non relu

H. von Fritze, Zeit. fur Nam., t. XX, p

10. Henri de Longpérier, Rev. Num., 1869, p. 149; B. Head, Central Greece, Introd., p. xxxn; H. von Fritze, Zeit. fur Num., t. XX, p. 64.

U. Voyez ci-dessus, p. 355, nos 595 à 599 et pl. XV, fig. 6 à 9.

DELPHES

la plus répandue de Delphes, était fils de Poséidon et de la nymphe Mélantho ou Mélainé (la Noire), fille de Deucalion ou de Céphise l. C'est à tort qu'on a proposé d'y reconnaître la tête d'Ésope le fabuliste, en s'appuyant sur la légende qui prétend qu'Ésope était noir (aî9W><{;) et qu'il fut tué par les Delphiens 2. D'après une tradition, Delphos était roi de la région delphique lorsqu'Apollon vint y installer son oracle 3. Une autre légende représente Delphos comme le chef des Crétois lorsqu'ils abordèrent en Phocide *. Notre type monétaire reproduit peut-être la tête de la statue gigantesque qu'on avait élevée à Delphos, à GO stades de Delphes, sur la route qui montait au Parnasse 5. Nous verrons, en traitant du trésor d'Auriol, que la tête de nègre des oboles delphiques et lesbiennes — comme aussi la tête de bélier, — a été imitée sur des pièces de cette fameuse trouvaille.

Le trépied delphique et la patère qui figurent sur des pièces très nombreuses frappées durant tout le ve siècle, mais dont nous n'avons décrit que deux spécimens choisis parmi les plus anciens (nos 1408 et 1409), font allusion à l'oracle de Delphes et aux libations qui avaient lieu dans le sanctuaire d'Apollon. Le trépied delphique sur lequel la Pythie se plaçait pour rendre ses oracles, est expliqué par Diodore et connu par nombre de monuments 6. Quant à la patère, caractérisée par son ombilic central, on a voulu y voir l'àpcpaXoc y?,;, c'est-

1. Panofka, Delphos und Melaine (Winckelmanns. fest, Berlin, 1849); B. Ilead, Hist. mtmor., p. 289.

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