‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 669 sur 1006 · Hérodote, VII, 176 ; cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Hérodote, VII, 176 ; cf. ci-dessus, p

ment les Phocidiens réussirent à sauvegarder leur indépendance. Furieux de leur échec, ceux des Thessaliens que dominait l'ascendant des Aleuades appelèrent les Perses, firent cause commune avec Xerxès en 480 et allèrent jusqu'à diriger son armée dans les chemins de la Phocide dont les villes furent détruites. Mais après les désastres de Xerxès, le parti grec reprit le dessus, même à Larisse, et les Aleuades, rejoignirent dans un exil mérité, leurs alliés, les Pisistratides d'Athènes *.

La plupart des villes thessaliennes ne commencèrent à ouvrir un atelier monétaire que vers le milieu du ve siècle. Toutefois, dans quelques-unes d'entre elles, si l'on en juge par le style des pièces, on peut faire débuter le monnayage quelques années avant 480.

Les types communs à la plupart des villes thessaliennes, comme le cheval de Poséidon Hippios, Thessalos domptant le taureau, le grain d'orge dans sa gousse, attestent la communauté d'origine et de traditions religieuses de toutes ces villes, en même temps qu'ils consacrent le lien fédératif qui les unissait les unes aux autres. Partout l'étalon éginétique est adopté pour la taille des espèces, et ce fait, comme le remarque M. Head 2, montre que le courant commercial de la Thessalie se dirigeait, de préférence, du côté de la Béotie et de la Phocide, plutôt que du côté de l'Eubée ou de la Macédoine où d'autres systèmes étaient en usage. Cependant, la drachme éginétique de Thessalie est d'un poids très réduit, car elle ne dépasse pas 5 gr. 90 et même 5 gr. 80.

1. Hérodote, VII, 172 etsuiv., raconte en détail le rôle des Thessaliens lors de l'invasion des Perses.

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