Tome II
Aeppwvix4<; est donc l'adjectif ethnique d'un peuple qui a du s'appeler les Dcrroniew, Asppwveç, mais dont le nom n'est pas prononcé par les auteurs anciens, du moins sous cette forme. Il est probable que ces Aéppwveç ne sont autres que la tribu des Aepaoïoi qu'Hérodote mentionne comme étant les proches voisins des Édoniens, autour du Pangée l. Cette hypothèse se trouve confirmée par les considérations suivantes : 1° en Macédoine et en Thrace on trouve souvent pp à la place de p<x, par
exemple, dans 'AppaoaTo;, Aâppcov (= eâpatov), KoppaTo;, Xsppovr(7o; pour XspTÔvr^o; 1 ;
2° Élienne de Byzance appelle Acppaïoc les Izzz'xVj: d'Hérodote 1 ; 3° il suffit d'un coup d'œil jeté sur nos planches pour reconnaître que les monnaies des Derroniens ont été frappées par un peuple a voisinant les Édoniens,, les Bisaltes et les Orreskiens. Les séries monétaires de ces tribus thraces sont entre elles dans une parenté si étroite qu'il est chimérique de songer à éloigner les Derroniens en les plaçant soit dans le voisinage de la Pa)onie 4, soit même dans la presqu'île de Sithonie, à l'une des extrémités de la Ghalcidique .
Les grandes pièces des Derroniens sont des octodrachmes ou tétrastatères du poids normal de 41 gr. 20 à 38 gr. 00, dérivant d'un statère de 10 gr. 30 à 9 gr. 05 que nous retrouverons, aveede légères modifications, aussi appliqué dans d'autres séries du monnayage thraco-macédonien. Les octodrachmes de Al gr. 20 sont les plus lourdes