Percy Gardner, Types of greek Coins, p
LÉTÉ
pare la tête casquée qui forme l'effigie des petites divisions (noS 1557 et 1558) avec la tête d'Enée sur le tétradrachme (n° 1556), on reconnaîtra qu'il s'agit bien aussi
d'Enée : ce sont les mêmes traits, la même physionomie, le même casque. Sur les monnaies du milieu du ive siècle, l'ethnique est AINEIATON l«
§ XIV. — Lété.
Une inscription découverte en 1875 nous a fixé définitivement sur le site, jusque là incertain, de la ville de Lété 2. Il s'agit d'un décret, rédigé en 117 avant J.-C, par le sénat et le peuple de Lété en l'honneur de M. Annius, questeur de l'armée de Sextus Pompée, préteur de la province, pour avoir repoussé une invasion de Gaulois et de Ma> di. Lété était située dans la Mygdonie, à la sortie du principal défilé de la chaîne du Dysoron, dominant la vallée de l'Echedoros et, au loin, la basse plaine deTherma (Thessalonique). Elle se trouvait sur la frontière de la Macédoine, avant qu'Alexandre Ier, en 480, eut étendu sa domination sur le pays des Crestoniens et des Bisaltes 3.
Bien que Lété fut, ainsi, assez voisine des mines d'argent de la Bisaltie, l'abondance exceptionnelle des monnaies qu'on semble autorisé à lui attribuer est faite pour étonner. Ce monnayage qui ne dura guère qu'une trentaine d'années puisqu'il s'arrête en 479, révèle par ses variétés de détail, une série considérable d'émissions, comparable à celles de Mendé et d'Acanthe et l'on ne s'explique guère qu'une ville si