Comparez ci-dessus, p. 75, n
MAHONÉE
§ IV. — Maronée.
Située à une courte distance à Test de la campagne de Maronée étaient célèbres Dicœa, à l'embouchure du Sthénas, la ville dès l'époque homérique 5. C'est le héros de Mapwveia servait de port à la tribu thrace éponyme Maron qui, dans l'Odyssée, donne des Cicones *. D'après les légendes locales, à Ulysse le vin qui devait enivrer Polyelle passait pour avoir été fondée par Ma- phème. La double tradition que nous avons ron, fils de Dionysos, ou fils d'Évanthès, rapportée relative à la généalogie de Maron prêtre d'Apollon, suivant d'autres tradi- explique aussi les types apolliniens de tions 2. Vers l'an 540, elle reçut une Maronée; mais elle ne nous rend pas colonie de Chiotes 3. Les légendes lo- compte du cheval bondissant qui forme le cales et cette colonisation par Chios ex- type ordinaire des monnaies de la prepliquent pour quelles raisons les types mière période ; nous n'avons point de raimonétaires de Maronée, à partir du milieu son, d'autre part, d'y reconnaître l'emdu ve siècle, se rapportent à Dionysos et à blême de Poséidon Hippios, comme en la culture de la vigne 4. Les vignobles de Thessalie.
1774. — Cheval s élançant à droite; au-dessus, un fleuron lotiforme; dessous, traces de légende : AAAfcO
1^. Carré creux partagé en quatre petits carrés réguliers. JEL 22; statère, 7 gr. 63, troué (Berlin) PL LVII, fig. 1 6.
1775. — Protomé de cheval s'élançant à droite, les jambes repliées, la section du corps ornée de perles.
Carré creux partagé en quatre triangles par des diagonales. M 19 ; statère, 8 gr. 56 (Berlin) PL LVII, fig» 2 \
1776. — Protomé cle cheval bridé, s'élançant à droite.
1^. Carré creux partagé en huit petits triangles en creux et en relief. M. 9 ; obole, 0 gr. 94; — autre ex., 0 gr. 93 (Londres) \
1 777. — Protomé de cheval s'élançant à droite, les deux jambes repliées» 1^. Carré creux partagé en quatre petits carrés à surface rugueuse.
1. Hérodote, VU, 109. t. T, p. 175, u° 7. Sallet remarque que Fox {Greek
2. Euripide, Cycl., v. 100, 141. coins, pl. V, 48) a douté, à tort, de l'authenticité de