‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 774 sur 1006 · Cf. le résumé de J. Kirchner, Prosopo'/ raphia · texte numérisé non relu

Cf. le résumé de J. Kirchner, Prosopo'/ raphia

doute, doivent être données à la région thraco-macédonienne ; un certain nombre d'autres, leur fabrique ou leur poids l'indiquent, sont des îles de la mer Égée. Seulement, dès qu'on veut préciser ces indications générales on tombe dans l'arbitraire. Les attributions qu'on a proposées pour la

attica, t. 1, p. 499, n° 7605.

3. Voyez ci-dessus, p. 762. Nous profiterons de l'occasion pour mentionner une étude nouvelle, fort intéressante, sur les monnaies primitives d'Athènes, que vient de publier M. Michel Kampanis, dans le Bull, de corresp. helléu., 1905, p. 58.

INCERTAINES DE THRACE, DE MACÉDOINE ET DES ILES ÉGÉENNES

plupart d'entre elles n'ont pas été justifiées.

Il importe de rappeler tout d'abord ce que nous avons dit plus haut d'un groupe de monnaies qu'on classait autrefois à Corcyre et qui doivent être rangées provisoirement aux incertaines de la région thracomacédonienne. Ces pièces sont au type de la vache allaitant son veau (ci-dessus, nos 1288 àl29G et Pl. XL, fig. 8à24). Nous ne reviendrons pas sur les particularités qui, dans l'attitude de la vache, distinguent ces statères de ceux, au même type, qui sont sûrement corcyréens : c'est en s'appuyant sur ces différences que M. Imhoof- Blumer a proposé d'enlever tout ce groupe à Corcyre. Mais on est impuissant à désigner l'atelier de La côte thraco-macédonienne où ces pièces doivenl être reportées '. Il faut se borner ji conslak'i* qu'elles présentent les caractères de beaucoup d'autres monnaies de celte région. En effet : 1° Elles en ont l'aspect général, comme fabrique et comme style; — 2° On voit dans le champ d'un certain nombre d'entre elles des globules en nombre va-

riable, pareils à ceux que nous avons relevés sur des pièces de Lété, des Orreskiens, de Sermylé, d'Acanthe et ailleurs encore (voyez ci-après, nos 1813, 1841, 1842, etc.) ;

— 3° Les poids qui partagent ces pièces en deux séries : statère de 10 gr. 20 (nos 1288 à 1292) et statère de 8 gr. 20 (n0^ 1203 à 1296), s'adaptent assez bien aux poids d'autres monnaies thraco-macédoniennes; ils en ont même la troublante irrégularité ;

— 4° Le carré creux sur ces pièces se présente sous le double aspect que nous avons soigneusement relevé dans nos descriptions thraco-macédoniennes : sur les premières pièces (n08 1288 à 1292), il est partagé en quatre triangles ; sur les pièces du second groupe (nos 1293 à 129U il est divisé en quatre petits carrés. Tous ces arguments semblent de nature à entraîner la conviction. Comme Le type de La vache et son veau paraît originaire d'Erétrie et de Carystos, c'est probablement à une colonie de ces villes eubéennes plu t «M qu'à l'Kubée elle-même que les pièces en question seront un jour définitivement attribuées.

1807. — Tête humaine, à droite, la barbe en pointe, les cheveux courts et frisés ; au cou, un collier de perles. Grènetis.

R^. Carré creux partagé en quatre triangles par deux diagonales. JR. 1 1 ; obole, 0 gr. 86, trouée (Paris) Pl. LVIII, fig. 1.

1808. — Deux nymphes diadémées, vêtues de chitons talaires, debout en regard et tenant entre elles une amphore ; elles ont des pendants aux oreilles et leurs cheveux nattés sur les épaules ; dans le champ, à droite, une rosace.

1^. Carré creux partagé en quatre petits carrés par un croisillon en relief.

1. A cause du type qui rappelle la vache d'Érétrie, M. H. Dressel a conjecturé que cet atelier était peut-être Dicœa, colonie d'Éré trie {Zeit. fûr Numism., t. XXII, p. 235, n° 10). M. Svoronos, dans un mémoire qui paraîtra prochainement dans

le Journ. intem. d'avehéol. numism. d'Athènes, m'informe qu'il propose de reporter une partie de ces pièces à un atelier de la côte d'Ionie, tout en laissant l'autre groupe à la Macédoine.

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JR. 23; tétradr. attique, 16 gr. 93 (Londres) Pl. LVIII, fig. 21; — autre

ex., 12 gr. 99 (Berlin) \

M. B. Head voudrait donner ces pièces ment que le type fait allusion à la source à Therma en supposant très ingénieuse- d'eau chaude qui donna son nom àla ville 3.

1809. — Bustes affrontés d'une nymphe et d'un taureau ; la nymphe caresse le taureau de la main droite ; elle est diadémée, a des boucles d'oreilles et ses cheveux nattés descendent sur son dos.

fy. Carré creux partagé en quatre carrés irréguliers.

JR. 14 ; diobole, 2 gr. 08 (Paris) Pl. LVIII, fig. 3; — 1 gr. 85 (Londres) 4.

Lanympheest peut-être Europe; mais thraco-macédonien . Cependant certains

on pourrait penser aussi bien à une Ménade types de Dicaea de Thrace font aussi songer

du thiase du Dionysos thrace. La pièce se- à cette dernière ville s. rait, dans ce cas, à ranger dans le groupe

1810. — Pégase, les ailes recroquevillées, galopant à droite.

1^. Carré creux partagé en huit triangles en creux et en relief.

JR. 21; statère milésiaque, 14 gr. 28 (de la trouvaille de Myt-Rahineh) 6.

1811. — Pégase marchant au pas, à droite, les ailes recroquevillées.

1^. Grand carré creux plat, dans lequel est inscrit un carré plus profond, à surface rugueuse partagée en quatre triangles par des diagonales.

jK 27;stat.milés., 13gr. 59 (Londres) Pl. LVIII, fig. 4(trouvé àSalonique)7.

1. B. Head, Catal. Macedonia, p. 135, n° 1. Sur ce type, voyez E. Petersen, dans les Mitlheilungen de Flnstit. archéol., RÔmische Abtheilung (Bullettino), t. VII, 1892, p. 68.

2. A. de Sallet, Beschreibung, t. II, p. 174, n° 79 et pl. VII, 66. Le poids rend cet exemplaire douteux au point de vue de l'authenticité.

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