‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 844 sur 1006 · Lud. Mùller, Suppl., t. IV, p. 2 n« 26 b · texte numérisé non relu

Lud. Mùller, Suppl., t. IV, p. 2 n« 26 b

CYRÉNAÏQUE

2022. — Graine desilphium environnée de sa gousse. fy. Tête de Zens Ammon barbu, à droite. Carré creux.

Mil ; trioboleeub., 2 gr. 01 [Paris) Pl. LXIV, fig. 21 ; — autre ex. varié, 1 gr. 94 [Paris) Pl. LXIV, fig. 22 ; — autre, (Londres) Pl. LXIV, fig. 23 l.

2023. — Graine desilphium environnée de sa gousse.

1^. Tête diadéméc de la nymphe Cyrène, adroite, l'œil de face, les cheveux en chignon sur la nuque. Cercle au pourtour.

;R. 11 ; triob. eub., 1 gr. 56 [Paris) PL LXIV, fig. 24; — 2 gr. 05 [Londres .

Toutes les monnaies que nous venons de décrire sont anépigraphes ; les plus anciennes peuvent remonter jusqu'au milieu du vi8 siècle, c'est-à-dire jusque vers le temps de la fondation de Barcé. Il est impossible de distinguer celles qui devraient être classées à Barcé plutôt qu'à Cyrùne. Les légendes ne paraissent qu'après 480 : sur les monnaies de Cyrène, on a alors KYPA et, plus tard, KYPANAION, accompagnant la tête de Zeus Ammon ; sur celles de Barcé on lit BAP ou BAPKA, puis BAP- KAION avec la même tête de Zeus Ammon. Les deux rectangles creux allongés, au revers des pièces les plus anciennes, rappellent les monnaies de Rhodes, de Samos, de Poseidion dans l'île de Carpathos 3.

Le silphium, type presque constant des monnaies de la Cyrénaïque, était le sym-

1. Lud Mùller, t. I, p. 12, n°* 26, 21 et 28. On ne saurait hésiter à reconnaître au revers de ces pièces la tête du dieu africain Zeus Anmion, aux cornes de bélier. Quand les cornes sont peu visibles on a pu croire qu'il s'agissait de Battos, le fondateur de la colonie, qui fut honoré comme un héros par les Cyrénécns. On a également voulu y reconnaître le dieu Aristée, vénéré aussi comme xxlvvifi mythique par les Cyrénéens. Voyez à ce sujet, Lud. Mùller» Numism. de Vanc. Afrique, t. I, p. 19 ; ïhrige, Res Cyrenensium, p. 105.

2. W. Greenwell, Nam. Chron., 1885, p. 12, n° 3 et pl. I, 14 ; Percy Gardner, Num. Chron., 1886,

Tomo II.

bole du dieu pastoral Aristée, (ils d'Apollon et de Cyrène. Cette plante est représentée en graine, en tige, en bourgeon, en feuilles, en racine. Sur les pièces les plus anciennes, on voit, de préférence, le fruit ou la graine dont la forme est celle d'un cœur et la ligne qui en épouse le contour n'est autre chose que le profil de sa gousse ; ce symbole a été longtemps méconnu et les pièces qui le portent ont été classées à Cardia, en Thrace : c'est Duchalais qui, le premier, en 1830, rectifia cette attribution Théophraste et Pline nous informent que le silphium cyrenaicum avait un fruit large et plat 5 ; les anciens en utilisaient dans la thérapeutique, à la fois le suc, la tige, la racine, les feuilles et le fruit; la Cyrénaïque en faisait un grand commerce 6. Les naturalistes modernes se sont

3. Voyez ci-dessus, pl. IX, ûg. 2 et U; pl. XIX, fig. 8 à 10; pl. XX, fig. 1 à 20.

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