‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 920 sur 1006 · Poole, op. cit., pt 86, n · texte numérisé non relu

Poole, op. cit., pt 86, n

LÉONTLM

fy. AEONTINON. Tête de lion, la gueule béante, à droite, entourée de quatre grains d'orge. Champ concave.

iîL 23; didrachme ait., 8 gr. 30 (Paris) Pl. LXXIII, fig. 6 ; — autre ex., 8 gr. 17 (coll. Imhoof) x.

2232. — Variété. JK2\ ; didr. ait., 8 gr. 63 (Luynes) PL LXXIII, fig. 7.

2233. — Cavalier au pas, à droite; il est imberbe, entièrement nu et tient la bride des deux mains. Grènetis.

1^. AEONTINON. Tête de lion, la gueule béante, adroite, entourée de quatre grains d'orge. Champ concave.

^14; drachme ait., 4 gr. 22 (Luynes) Pl. LXXIII, fig. 8.

2234. — AEOMTIHOH (rétrograde). Tète de femme à droite, l'oeil de face, les cheveux striés, ceints d'une couronne de feuilles et ramassés en bourse sur le cou; pendants d'oreilles et collier; au pourtour, quatre grains d'orge.

Ç^. Personnage dans un quadrige au pas, à droite; il est nu-tête et vêtu d'un chiton talaire ; de la main gauche il tient les rênes et de la droite baissée une gaule; Niké vole au dessus des chevaux et pose une bandelette sur celui qui dresse la tête; devant les chevaux, ; à l'exergue, un lion marchant à droite.

M 27; tétradr. att., 17 gr. 15 (Luynes) Pl. LXXIII, fig. 9 ; —autre ex., 17 gr. 01 (Londres) 2.

Les lettres AR sont peut-être les initiales d'un nom de graveur, précurseur lointain des Cimon et des Evainète 3. Holm remarque que la tête de femme du droit de ce tétradrachme paraît avoir été gravée par le même artiste que la tête du Démarétion de Syracuse : c'est le même faire 4. Les quatre grains d'orge font, par leur nombre, allusion à la valeur monétaire de la pièce (quatre drachmes) et remplacent les quatre

1. Holm, Gesch. Siciliens, t. 111, p. 581, n° 44 et pl. II, 8.

2. Poolc, CataL Sicily, p. 87, n° 9; Arthur Evans, Nam. C/tron., 1894, p. 207, n° 1 et p. 214 (de la trouvaille de Villabate); Holm, op. cit., t. III, p. 581.

dauphins syracusains .

Nous avons vu que dans la série antérieure de Léontini (nos 2227 à 2233), le lion formait le type essentiel du revers ; cet animal n'est plus, sur le n° 2234, qu'un symbole accessoire, comme sur le Démarétion. Pour les Léontins, le lion était à la fois un type parlant et un emblème de leur dieu solaire Apollon (que nous verrons sur les n° 2235 et suiv.) ; à partir de 479, comme

3. Arthur Evans, Num. Chron., 1894, p. 214. t. Holm, Gesch. Siciliens, t. 111, p. 581. 5. Comparez sur notre pl. LXXIV, les monnaies de Syracuse contemporaines.

'Jo

LÉONTINI

à Syracuse, le lion devient par surcroît une lion est un des types essentiels des monallnsion à Carthage vaincue: on sait que le naies des colonies siciliennes de Carthage l.

2235. — /EO'/ITIMOM (rétrograde). Tête d'Apollon à droite, l'œil saillant et de face, la tète ceinte d'une large couronne de laurier, les cheveux formant une triple natte sur les joues, une mèche sinueuse descendant derrière l'oreille sur l'épaule; au pourtour, quatre grandes feuilles de laurier; sous le cou, un lion bondissant à droite.

1^. Personnage dans un quadrige au pas, à droite ; il a la poitrine nue, le buste enveloppé d'une draperie rejetée sur son épaule gauche ; de la main gauche, il tient les rênes et de la droite baissée, une gaule ; Niké vole au devant de lui, au dessus des chevaux, et s'apprête à lui ceindre la tête d'une bandelette; à l'exergue, un lion passant à droite. Grènetis.

^R. 27; tétradr. eub., 17 gr. 51 (Luynes) Pl. LXXIII, fig. 10; — autre ex., 17 gr. 52 [Paris) ; 16 gr. 84; 17 gr. 49 [Londres) \

De même que la tête de nymphe sur le n° 2234, l'Apollon du tétradrachme n° 2235, ainsi que les chevaux du revers, sont, d'une manière frappante, du même style que le Démarétion syracusain ; le lion carthagi-

nois se voit, ici encore, en symbole accessoire comme dans la série syracusaine contemporaine où nous retrouverons aussi le même quadrige agonistique.

2236. — Tête d'Apollon à droite, comme ci-dessus, avec une large couronne de laurier, une triple natte de cheveux sur les joues et une mèche sinueuse derrière l'oreille. Grènetis.

fy. TEOI/I. Grain d'orge.

M. 13 ; litra, 0 gr. 80 (Paris) PL LXXIII, fig. 11.

2237. — Même description.

iR12 ; ob., 0 gr. 69 [Luynes) Pl. LXXIII, fig. 12 ;— autre, 0 gr. M (Paris).

2238. — Mufle de lion, de face. Grènetis. fy. AEOM. Grain d'orge ; aire creuse.

Ml 2 ; obole 0 gr. 59 (Paris) Pl. LXXIII, fig. 13.

1. E. J. Scltman, Revue numism., 1901, p. 421. sur la coiffure d'Apollon, voyez Studniczka, dans le

2. Poolc, op. cit., p. 87, n°s 10 et 11; B. tlead, Jahrbuch d. arch. Instituts, t. XI, 1896, p. 259. Hist. numor., p. 130; Holm, op. cit., p. 581,n°50;

LÉONTtiM

2239. —-Variété, avec /EO/V.

JR, 1 1 ; obole, 0 g. 66 [Paris). Pl. LXXIII, fig. 14; — autres ex., 0 gr. 56 (Luynes) Pl. LXXIII, fig. 15.

2240. — Même description, avec AEOM (rétrograde).

JR. 9 ; hémi-obole, 0 gr. 27 ; 0 gr. 26 (Paris) Pl. LXXIII, fig. 16 et 17.

2241. — Même descr., la tête de lion défigurée et la lég. AEOM, rétrograde. A9; hémi-obole, 0 gr. 30 [Paris) Pl. LXXIII, fig. 18.

2242. — Tête de lion, la gueule béante et tirant la langue, à droite. Grènetis. — fy. AEON. Grain (Forge.

M. 9; obole, 0 gr. 57 (Paris) Pl. LXXIII, fig. 19.

2243. — Même droit. — fy. 3 A (àl'ex.). Grain d'orge entre six globules. M 10; hémi-litron, 0 gr. 41 (Luynes) Pl. LXXIII, fig. 20.

2244. — Variété, avec A E dans le champ. A\. 10; hémi-litron, 0 gr. 36 [Londres) '.

No 8245.

22 i5. — Même droit. — fy. Cinq globules disposés en quinconce, JR, 7; pentoncion, 0 gr 26 (Londres) 2.

No 2240.

2240. — Même droit.— fy. Deux globules. ^ 4; hexas, 0 gr. 10 [Londres)3.

Un certain nombre des petites divisions que nous venons de décrire sont sans doute postérieures à 170.

Nous avons signalé plus haut le parallélisme des émissions monétaires à Léontini, Géla et Syracuse : dans ces trois villes, le tétradrachme a pour type un quadrige, le

1. Poole, Sicily, p. 88, n° 23; llolm, Gesch. Siciliens, t. III, p. 581, n° 47.

2. Poole, op. cit., p. 88, n°s 24 et 2a; Holm, op. cil., p. 581, a» 48.

didrachme a deux chevaux, la drachme un cavalier. Politiquement les trois villes obéissaient à un même tyran, Gélon : les monnaies confirment donc ce que nous savons par l'histoire, à savoir que les Léontins acceptèrent le joug des Lyrans de Syracuse et de Géla '\

3. Poole, op. cit., p. 88, n° 2G; llolm, op. ci/., p. 581, n° 49.

4. Holm, Geschich/e Siciliens, t. III, p. 582; A. Evans, Num. Chvôn., 1894, p. 189 et 214,

SYRACUSE

§ VI. -— Syracuse.

Syracuse (S'jpaxooaai), sur la côle orientale de la Sicile, au sud de Catane, était, après Naxos, la plus ancienne colonie grecque de nie; elle fut fondée en 734 par des Corinthiens, sous la conduite d'Archias, fils d'Euagétès, fuyant la tyrannie des Bacchiades 1 ; des Doriens du Péloponnèse et des Locriens se joignirent aux émigrants de Corinthe. L'établissement grec se confina tout d'abord, par mesure de sécurité, dans File d'Ortygie où jaillissait une abondante source d'eau douce. I" ne se développa que plus tard sur la côte voisine. Ce nom d'Ortygie, d'origine grecque, est dérivé d'une épithète bien connue d'Artémis 'opxoyta, la déesse des cailles, à laquelle l'île était consacrée 2. Mais le nom de Supaxouaai, d'origine, indigène finit par prévaloir. De bonne heure, la colonie de Syracuse témoigna de sa vitalité, d'abord en gagnant la côte, en colonisant à son tour : elle fonda Acrse, en 664; Casmense en 644; Camarine en 599 3.

On connaît peu l'histoire de Syracuse avant le ve siècle. Le gouvernement était aux mains d'une oligarchie appelée les Géomores ou Gnmores, descendants des premiers colons. Une révolution les expulsa vers 486 et voulut établir le régime démocratique 4. Gélon, tyran de Géla, qui venait, ainsi que son frère Hiéron, de s'il-

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