Diod. Sic, V, 3 ; Curtius, Hist. gr., t. IN, p
3. E. Curtius, Hist. grecq., t. 1, p. 549 et 559; G. Hill, Coins of ancient Sicily, lntrod., p. 15.
4; Hérodote, VU, 155; Dionys. Halic., V), 62.
lustrer par des victoires olympiques, embrassa la cause des Géomores exilés, avec d'autant plus d'ardeur que son prédécesseur à Géla, Hippocrate, avait déjà cherché à mettre la main sur Syracuse 5. Aidé des Géomores, le tyran de Géla réussit à s'emparer de Syracuse en 485, et il y installa sa domination. Il fit plus; au lieu de subordonner Syracuse à Géla, sa capitale, Gélon vint, au contraire, s'établir à Syracuse, fit de cette dernière ville sa résidence et ne négligea rien pour l'embellir et l'agrandir6. Il força les habitants de Camarina et de Géla elle-même à venir l'habiter et il devint maître d'une partie de la Sicile, tandis que Théron d'Agrigente dominait sur l'autre. Les deux tyrans qui en seraient peutêtre venus aux prises, s'allièrent devant le péril commun, à savoir, la grande invasion en Sicile des Carthaginois commandés par Hamilcar, en 480. Gélon et Théron furent victorieux à Himère et leur triomphe éclatant devait être célébré par Pindare dans sa première Pythique en 474 7. Le butin fut immense et la Sicile délivrée pour toujours du péril carthaginois, comme en la même année la victoire de Salamine délivrait pour toujours la Grèce du péril asiatique. Au comble de la fortune, Gélon mourut en 478. Il eut pour successeur son frère Hiéron (478-467) sous le règne duquel Syra-