Virgile, Enéide, III
3. Cicéron, Verr., II, 4, 53; Diod. Sic, V, 3; duc de Luynes, Eludes numismaliques sur le culte d'Hécate, p. 5 et suiv.
suivant laquelle la source d'eau douce qui occupait le centre de l'île d'Ortygie n'était qu'un bras du fleuve péloponnésien, l'Alphée, qui passant sous la mer sans se mélanger aux Ilots d'eau salée, venait sourdre à Ortygie pour y rejoindre la nymphe aimée, Arélhuse, qui s'était enfui pour lui ééhapper. C'est par de tels récits que les Grecs poétisaient la colonisation de Syracuse et les relations des colons avec leur paysd'origine. Tandisque la tête de femme, sur nos monnaies, représente la nymphe de la source d'eau douce, les dauphins qui l'entourent symbolisent les flots salés de la mer l. La fable relative aux communications mystérieuses entre l'Alphée et la source Arélhuse, remarque le duc de Luynes, était si ancienne dans la Grèce, que l'oracle de Delphes y fit allusion en ordonnant au Corinthien Archias d'aller fonder Syracuse 2. Pindare et d'autres auteurs parlent de la même légende 3; on racontait, nous dit Slrabon, qu'une coupe jetée dans l'Alphée à Olympie avait reparu à Ortygie dans la fontaine Aréthuse. Ces témoignages anciens identifient la nymphe Aréthuse avec Artémis, la déesse d'Ortygie, ce qui a autorisé des critiques modernes à