Tome II
d'autres collections énumérées par Arthur Evans, Num. Chron., 1894, p. 190; Ilolm, Geschickte Siciliens, t. III, p. 570.
3. Arthur Kv.ins, Num. Chron., 1894, p. 191 et pl. VI, ûg. 1 et 2 (ex. de Berlin et de Vienne).
SYRACUSE
marétion. La première de ces appellations, 7TEVTr,xovxàXtTpov ou pièce de cinquante litrœ, est empruntée à la terminologie indigène; en évaluant le décadrachme, c'est-à-dire le pentécontalitron à 43 gr. 50, on voit que la litra siciliote était de 0 gr. 87 4. Quant au terme de AïjfjiapsTtov, nous l'avons défini ailleurs 2. Nous nous bornerons donc ici à rappeler les circonstances dans lesquelles les médaillons de la reine Dômarète, femme de Gélon, ont dû être frappés. Après avoir raconté les actes de clémence dont s'honora Gélon à la suite de sa victoire d'Himère en 480, Diodore de Sicile ajoute que Gélon accorda la paix aux Carthaginois, « à condition qu'ils lui paieraient, pour les frais de la guerre, deux mille talents, et bâtiraient, en outre, à leurs frais, deux temples où seraient déposés les traités conclus entre les deux nations. Les Carthaginois, sauvés, contre tout espoir, d'une perte certaine, consentirent volontiers à donner ce qu'on exigeait d'eux et ils offrirent de plus une couronne à la femme de Gélon, Démarète, qui, sur leurs instances, avait puissamment contribué à la conclusion de la paix : elle accepta cette couronne du poids de cent talents d'or et en fit frapper une monnaie qui, d'après son nom fut appelée Démarélion; cette pièce de monnaie valait dix drachmes attiques et les Siciliens, à cause de son poids, la nommèrent pentécontalitron 3. »
Nous avons rappelé que la tradition rapportée par Pollux et par Hésyehius était un peu différente *. Quoi qu'il en soit, il paraît