Voyez ci-dessus, p. 270, 1239, 1245, 1247, etc
LE TRÉSOR d'aURIOL
Les trouvailles des monnaies grecques dans le bassin occidental de la Méditerranée vont nous permettre des constatations analogues ; elles offrent les marnes caractères, c'est-à-dire que nous y signalerons des monnaies apportées de la Grèce et de TAsiemineure par le commerce maritime, et, en plus grand nombre, des monnaies fabriquées en Occident même par les colons, pour leurs transactions journalières, mais de style souvent barbare et de poids irrégulier. Déjà, la trouvaille de Messine nous a montré les émigrants de Samos apportant de leur mère-patrie des monnaies au type du mufle de lion, et en même temps frappant à ce même type national des pièces dont le style est très inférieur et le poids tout différent de celui de la métropole l. Il en fut de même partout, et, en particulier, pour le numéraire dont usèrent les colons Phocéens installés à Vélia, à Pise, à Massalia, à Emporic%>, et sur d'autres points des côtes de la Méditerranée occidentale.
PrenonsMassalia comme exemple. Fondée vers l'an 600 par des Grecs de Phocée qui émigrèrent pour échapper à la domination lydienne 2, elle ne cessa d'entretenir les re-