‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 168 sur 698 · IX. La Magnésie · texte numérisé non relu

IX. La Magnésie

Rhizos.

Meliboea.

Eurymense.

Homolion.

D'après ce que nous avons exposé plus haut, il n'est pas surprenant qu'en dépit des discordes intestines, les monnaies des villes thessaliennes aient des caractères communs. Souvent les mêmes légendes mythiques y sont interprétées. Toutes les monnaies de la Thessalie, depuis les origines vers 500, jusqu'à la chute du monnayage sous l'action politique de Philippe en 344, sont taillées suivant l'étalon éginétique avec une drachme d'environ 6 gr., plus souvent au-dessous; un triobole ou hémi-drachme de 3 gr., et une obole d'environ 1 gr.

Les légendes des monnaies des y" et iv^ siècles nous fournissent des particularités dialectales intéressantes à relever. Ainsi on a, à la fois,

KPANNOYNIOYN et KRANNONIflN rOMOITOYN et rOM^EHN

rVPTOVNION (?) et TYPTONinN 0EPAIOYN etOËPAinN ^

On trouve aussi quelquefois la légende terminale -IKON, que nous avons déjà expliquée ailleurs ^

neAINNAIKON OMOAIKON

Le monnayage du bronze n'a peut-être jamais cessé, au moins dans certaines villes, même sous Philippe et Alexandre. Dans tous les cas, il reprit une activité nouvelle après que Démétrius Poliorcète, en 302 av. J.-G., eût restauré les libertés politiques des villes thessaliennes ^. Cellesci le proclamèrent leur libérateur, rédigèrent de nombreux décrets en son honneur et lui élevèrent une statue à Olympie. En 294, il fut acclamé roi de Macédoine et son autorité fut officiellement confirmée sur la Thessalie qui devint le principal boulevard de sa puissance. Après sa mort, son corps fut inhumé dans la ville Ihessalienne de Démétrias qu'il avait fondée sur les ruines de l'antique lolios.

En 197, après la bataille de Cynocéphales, les Romains par la voix de Flaminius ayant proclamé libres, nominativement, les Thessaliens, les Perrhèbes et les Magnétes, une nouvelle période de l'histoire monétaire s'ouvrit alors avec les monnaies fédérales d'argent et de bronze qui portent la légende OEIIAAnN.

1. Sur ces particularités dialectales, voir Hermann Coilitz, DialektinschrifLen^ t. I, p. 364.

2. Voyez notannment notre Descr. hist.^ t. 1, p. 890. Plus récemment, sur les monnaies avec la terminaison -IKON, voir : Svoronos, Journal intern. d'archéol. numism., t. XX (1920-21), p. 23 et suiv.

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