I. L'OËT^IDE
§ I. — Aperçu général.
Des trois pelils cantons du bassin du Sperchios, rOelœide, TAenianie et la Malide, le premier était le plus méridional et confinait à la Locride et à la Doride. Ses habitants, Oetaeens (0?Tatot, Oetaei), tiraient leur nom du Mont Oeta qui dominait leur pays et au pied duquel leur petit fleuve, TAsopos, prend sa source. L'Oeta, aujourd'hui le Katavothra, se rattache à la grande chaîne du Pinde et au mont Parnasse, par le nœud fameux du Corax (le mont Vardoiisia).
L'importance du pays des Oetaiens ve-
nait de sa position géographique. C'était le seul passage par lequel les invasions ou les armées du nord pouvaient pénétrer dans la Grèce centrale. La nature avait constitué les Oetaeens gardiens du défilé des ïhermopyles K
Les deux seules villes des Oetaeens qui aient eu un atelier monétaire sont Oeta et Héraclée Trachinienne. On n'attribue aucune monnaie à la ville d'Anticyre dont les ruines sont signalées sur la rive droite du Sperchios, à quelques distance de son embouchure.
§ II. — Oeta.
Les géographes modernes placent la petite ville d'Oeta (Oîxata, ethnique O'.xaTo;) dans la montagne, aux sources du petit tleuve appelé l'Asopos Oetœen. Elle porte le môme nom que la montagne de l'Oela dont le plus haut sommet, le mont Palrioliko, la domine.
Elle prétendait avoir été fondée par Amphissos, fils d'Apollon et de la nymphe Driopé ^. Quelques-unes de ses monnaies rappellent ce souvenir mythique ; mais toutes les autres se rapportent à la légende des exploits cynégétiques et de la mort d'Héraclès sur le mont Oeta.
Héraclès, victime de la jalousie de I>éja-
l. Strabon, IX, 4, 12, 13 et 16.