‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 245 sur 698 · LA PEKRH^BIE : LES PERRHÈBES · texte numérisé non relu

LA PEKRH^BIE : LES PERRHÈBES

ridionales des monls Caml)uniens, depuis la chaîne du Pinde jus(ju\iu mont Olympe. Leur pays, appelé la Perrhaebie (r, nepx-.Sîa), était arrosé principalement par le cours supérieur de TEutropos appelé aussi le Titarésios parce qu'il descend du mont Titarios, l'un des contreforts de l'Olympe.

Le Titarèse, dit Homère \ passait pour une dérivation du Styx, le fleuve des Enfers ; c'est pourquoi Pline lui donne le nom d'Orcus ^. Ces traditions relatives aux régions infernales donnent à penser que les Perrhèbes avaient un lien de parenté ethnique avec les populations primitives de la Thesprotie, en Epire, où l'on signale des légendes topographiques analogues

Retranchés dans leurs montagnes, les tribus des Perrhèbes s'y défendirent contre les attaques de leurs voisins, les Lapilhes, puis contre les Thessaliens. Ils gardèrent longtemps intacts les cultes, les coutumes et les mœurs pélasgiques dans ces gorges des monts Cambuniens, d'accès dillicile, abri sûr de leur liberté. Là, « ils trouvaient comme les modernes habitants de l'Olympe, des terres fertiles et des champs à labourer : c'était une race de montagnards robustes, industrieux, énergicjues » '.

Leurs villes étaient Gyphos, Oloosson, et une Dodone ^ qui, portant le même nom que celle de l'Epire, atteste par là même

?i II.

A l'époque où nous placent les monnaies que nous allons décrire, c'est-à-dire aux

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