‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 299 sur 698 · Tome IV · texte numérisé non relu

Tome IV

4. Brit. Mus. Cat. Thessaly, p. 26, n» 23, pl. IV, lu. 0. Brit. Mus. Cat. Thessaly, p. 28, 46.

LA THESSALIE LA PÉLASGIOTIDE : LAKISSE

691. — Cheval cabré, à dr. ; au-dessus, une étoile à huit rayons ; dessous, un fleuron.

I^. AAPI- Asclépios debout à dr., barbu et drapé, s'appuyant de la main sur son bâton et tenant de la main dr. une patère avec laquelle il donne à boire à un serpent qui se dresse devant lui. C. cr.

^ 11 ; obole égin., 0 gr. 99 [F) Pl. CCXCVII, fig. 25; 0 gr. 90 (L) \

Le type d'Asclépios n'est pas fait pour nous surprendre à Larisse, puisque le dieu était d'origine thessalienne ; nous l'avons déjà rencontré à Tricca, lieu de naissance d'Asclépios, où se trouvait Fun des sanctuaires les plus célèbres de la Grèce.

Sur un certain nombre de pièces précédentes on trouve des initiales de noms de magistrats :

OT ou TO (nos 658, 659, 680)

on (no 669)

m (n°* 678 et 682)

ZO ou O^ (n«^ 676, 683, 687, 688).

Il serait vain de chercher à compléter ces noms qui ne paraissent point être ceux de tages thessaliens, ni des noms d'artistes graveurs des coins. Ce sont sans doute des initiales de magistrats urbains chargés du contrôle des émissions monétaires.

La nymphe Larissa, fille du Pénée et épouse de Poséidon, représente dans certaines légendes la source que Poséidon Hippios fit jaillir en frappant le rocher de son trident, source de laquelle s'élança en même temps une fougueuse cavale. C'est une variante de la légende que nous trouvons dans d'autres contrées avec des noms différents. Dans le Péloponnèse, la nymphe de la fontaine s'appelle Déméter Erinys,

l. Brit. Mus. Cat. Thessaly, p. 28, no45 et pl. V, 9.

fille du Ladon ; elle est aussi métamorphosée en cavale et aimée de Poséidon : cette légende est interprétée sur les monnaies de Thelpousa en Arcadie ^ Nous avons donc ainsi une légende thessalienne transplantée sous d'autres noms, au cœur du Péloponnèse.

La légende de Larissa jouant à la balle a plus d'un point de contact avec celle de Coré ou F^erséphone cueillant des fleurs, jouant à la balle ou aux osselets, surprise par Hadès et emportée par lui aux Enfers.

La fontaine figurée au droit et au revers du no 652 (Pl. CCXCXVI, fig. 10) indique bien que la cavale est l'emblème de la nymphe Larissa. Au revers, on voit la nymphe s'eff*orçant de placer sur son épaule l'hydrie qu'elle vient de remplir à la fontaine : c'est le geste gracieux des porteuses d'eau dont les campagnes de la Grèce nous fournissent encore des exemples.

Les plus gracieuses des terres cuites de Tanagre ne sont pas plus admirables que nos types monétaires dont l'état de conservation laisse malheureusement trop souvent à désirer.

Le jeu de balle que nous voyons représenté de diverses manières sur les monnaies de Larisse, de Ciérion, de Pelinna, de Tricca, s'explique dans ces villes par la légende des nymphes locales Larissa, Arné,

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