‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 300 sur 698 · Cf. notre Descr. hist., t Hl, p · texte numérisé non relu

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LA THESSALIE

— LA PÉLASGIOTIDE : LAIUSSE

Lais, Hypérée. Ces légendes étaient d'autant plus populaires que le jeu de balle était le jeu favori des jeunes filles de •îrèce. Déjà chez Homère, les servantes de Nausicaa jouent à la balle après avoir lavé le linge, et pendant ce temps, Nausicaa cliante un air de danse au milieu des joueuses. Il se peut au surplus que dans la tradition mythique Nausicaa s'identifie avec Larissa.

De nombreux monuments, surtout des terres cuites et des peintures de vases, représentent des jeunes iilles, ou même des éphèbes oudesEros, jouant à la balle. Des épigrammes de l'Anthologie sont consacrés à ces jeux très variés qui portaient, comme les nôtres des noms difîerents. A Fépoqtie romaine on distinguait cinq espèces de jeux de balle. Au point de vue de l'explication de nos types monétaires, nous remarquerons qu'il y avait des jeux où Ton jouait seul et tantôt debout, tantôt assis

Les graveurs de ces petites monnaies ont donné libre cours à leur fantaisie dans l'interprétation des épisodes du mythe de la nymphe Larissa, de même que les poètes ont laissé vagabonder leur imagination dans le développement de la légende. Ils ont rapproché leur cavale du Pégase corin-

thien, leur nymphe nationale Larissa de la nymphe homérique Nausicaa. Ils l'ont même assimilée à la courtisane Laïs, et c'est sans doute sous ce dernier aspect que nous devons envisager la nymphe à sa toilette et se regardant dans un miroir (n° 678, Pl. CCXCVII, fig. il). Le nom de Lais a été assimilé à celui de Larissa, JMisa, un peu comme les Corinthiens rapprochaient le nom de Laïs de celui de leur propre ville, Laus ( Laus Corinthus) à l'époque romaine.

Une tradition prétendait qu'il fallait distinguer deux Laïs, l'une qui mourut à Corinthe, l'autre qui était d'origine sicilienne et vint en Thessalie, où elle avait suivit, dit Pausanias, un certain Hippostralos dont elle était amoureuse. On montrait à Larisse, sur le bord du Pénée, où la nymi)he se noya en jouant à la balle, un tombeau de Laïs qui faisait, en quelque sorte, concurrence au tombeau de l'autre Laïs, à Corinthe. Une autre légende thessalienne racontait que Laïs fut tuée dans le temple d'Aphrodite 'Avoata « la criminelle ». Le miroir de Laïs a inspiré une épigramme at] poète Aristippe, intitulée : A Lais, sur son miroir. Avant de mourir Laïs consacra son miroir à Aphrodite ^.

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