‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 3 sur 698 · L. Heuzey, op. cit. p · texte numérisé non relu

L. Heuzey, op. cit. p

l'acarnaniè

la région du sud, où nous trouvons, comme villes monétaires, Oeniades, à l'embouchure de l'Achelous, Astacos, Coron ta, Malropolis. Dans la région du centre, nous enregistrons Stratos, sur l'Achélous, Phytia, Médéon, Alyz.ia, Palaeros et la capitale de l'île de Leucade. Enfin dans l'Acarnanie septentrionale, sur le golfe d'Ambracie, les villes monétaires son t Anactorion près du cap d'Actium, Thyrreion, Echinos, Héraclée et Argos, le chef-lieu du canton montagneux appelé l'Amphilochie.

Ethnographiquement, le peuple des Acarnaniens se rattachait aux tribus de TEpire, de laThessalie et de l'Etolie. Descendus des montagnes boisées qui forment la chaîne du Pinde et couronnaient la té te du grand lleuve, qu'ils divinisèrent, l'Achélous, les Acarnaniens s'installèrent dans le pays qui prit leur nom. D'autre part, les côtes de cette région furent de bonne heure colonisées par les Grecs arrivés par mer. Ces deux courants de populations, les Acarnaniens indigènes et les colons de Corinthe ou d'Argos devaient nécessairement se trouver en conflit : c'est là le secret de toute l'histoire de l'Acarnanie aux v*" et vi^ siècles avant notre ère.

D'après la légende mythique, le nom de l'Acarnanie est dérivé de celui d'Acarnan, iils d'Alcméon et de Callirhoé, qui vint aux temps héroïques s'établir vers l'embouchure de l'Achélous Des Argiens paraissent avoir occupé les côtes du pays, au vii« siècle; ils y furent suivis par des Corinthiens qui fondèrent Leucas, Anactorion, Sollion, forçant les autochtones à se réfugier dans les montagnes.

Les Acarnaniens obligés, à l'origine, de se

Page 1